U* TOCS S'ÉTABLISSENT EN ASIE
^jw Khan, chef des tribus de la Pjjfc Boeharie, fil alliance avec les *!jjteioraanes , et leur permit de *<w sur son territoire. Leur chef, 11 MQdeSeldjouk, s'appliqua pendant 5J*J«»de de trente années à intro- *w ^organisation militaire parmi ces JJy* étaient primitivement pasfffrjji t'engagèrent sous les ordres 7,25 princes de l'Asie centrale, J^JJwent à de nombreuses ex- ^"•jwqu'à ce qu'ils se sentissent •"■Jpour tenter par eux-mêmes Î5J*6 des régions de l'occident ***** par des dissensions intestines.
** «prit de conquêtes fut soigneuse- J« entretenu par les dynasties seld- ^«i <pi pendant un siècle acqui- J?*«essiTeinent les contrées du Fars, •w*«s et d'Alep et y répandirent la *P* de Mahomet.
iojhnil-bey, petit-fils de Seldiouk,
«racta une double union avec le ca- * «ceetsear de Mahmoud le Ghaz-
/*• * mourut en laissant le pouvoir u3-îW€,l.A*P Arslan, qui le premier S1***» del'Euphrate la renom- "* °* tnbus turkomanes.
^ttwsHosi. (Ame Mineure )
L'empereur Romain Uiogène régnait à Byzance lorsque les Turkomans se ruèrent pour la première fois sur les villes de l'Asie Mineure. Ils passèrent l'Euphrater et s'emparèrent de la ville de Césarée, capitale de laCappadoce; l'église de Saint-Basile fut mise au pillage. Le trésor renfermait les offrandes, accumulées oendant plusieurs siècles, des princes fils de Constantin et des innombrables fidèles venus de toutes les contrées de l'empire pour hooorer les religues du saint; c'était le but de l'expédition des tribus turkomanes : toutes ces richesses tombèrent entre leurs mains. Les portes enrichies de perles du relia uaire furent enlevées : c'est toujours chez les peuples orientaux le symbole de la conquête.
L'empereur byzantin s'avança jusqu'au centre de la Phrygie pour repousser au delà du fleuve ces hordes qui menaçaient d'envahir ses États. Les Grecs, qui menaient avec eux comme auxiliaires plusieurs corps de troupes étrangères, remportèrent des avantages marqués; ils reconquirent plusieurs places fortes déjà occupées par les Turkomans. L'armée, qui comptait plus de cent mille hommes, n'avait a combattre
Î|ue des tribus qui connaissaient à peine a discipline, mais chez lesquelles le courage indomptable tenait lieu de toute tactique. La victoire fût sans doute restée du côté des Byzantins, si les corps auxiliaires n'eussent commencé à faire défection. Alp Arslan accourut lui-même au secours de ses tribus menacées , et se précipita à la tête de quarante mille cavaliers sur l'armée byzantine, qui éprouva une défaite complète. L'empereur Romain Diogène fut fait prisonnier, et racheta sa liberté par une rançon de cent mille pièces d or et la promesse d'un tribut de cent soixante mille livres d'or.
C'est ainsi que les Turcs apparurent en Asie Mineure en conquérants avides, portant partout le carnage et la destruction et ne songeant au peuple qui habitait ces riches contrées que pour le réduire en esclavage.
Alp Arslan mourut en laissant le pouvoir a son fils Melek-Schah. Ce prince abandonna à son cousin Suleiman, arrière-petitpfilsde Seldjouk, la domination
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LumvKHS.
de tous les pays situés audelad'Antioehe, c'est-à-dire le pays de Roum ou l'Asie Mineure. Cest de ce moment que s'établit une séparation entre les Seldjoukides de Perse et ceux de l'Asie Mineure. La race des premiers s'éteignit en la personne dé Sandjar, petit-fils de Alp Arslan.
Les fils de Suleiman, Daoud et Rilid- Ji Arslan, fondèrent à Iconium le siège d'une souveraineté indépendante, qui conserva pendant deux siècles la suprématie sur tous les autres petits Etats musulmans.
Rilidji Arslan enleva aux princes voisins la Cappadoce et la Raramanie (1171), et reconquit Nicée sur les croisés, qui s'en étaient emparés depuis dix ans.
Le successeur de ce prince, Azeddin Kilidji Arslan, reconquit les provinces qui avaient été enlevées à son frère^ mais bientôt après, partagea son empire entre ses nombreux enfants , et par cette mesure prépara le triomphe des armées chrétiennes qui, sous la conduite de Frédéric Barberousse, traversaient l'Asie Mineure. Le prince croisé s'empara d'Iconium et de Tarsous.
Les villes grecques dé Phrygie et de CiKcie, attaquées parles musulmans, réclamèrent les secours des croisés , mais ne pouvant s'accorder avec ces auxiliaires, préférèrent se soumettre aux musulmans; c'est ainsi que la place d'Adalia fut incorporée à 1 empire seldjoukide d'Iconium; cependant cette ville ne resta pas longtemps entre les mains des musulmans; elle fut prise par les Francs de Chypre qui la gardèrent jusqu'en 1214. Attaquée parle sultan Réïkaous, la ville fut définitivement réunie au domaine des princes d'Iconium.
La puissance seldjoukide touchait à sa fin ; les beys turkomans du nom de Raraman, Rermian, et Mentesche s'étaient emparés des provinces qui portent encore leur nom aujourd'hui. Au nord les armées mongoles démembraient, par leurs conquêtes, cet empire chancelant, et les tribus turkomanes étendaient leurs puissances sur toutes les provinces dédaignées par les Mongoles.
La mort d'Ala Eddin III, vaincu et tué
rr le sultan mongole Ghazati, mit fin l'empire dlconium en 1807.
Les anciennes provinces de l'Asie
Mineure, réduites sous la dominât!
ottomane, perdirent leur nom. Byzan n'avait plus de possession au delà c versants de l'Olympe, et tout le reste la presqufle était divisé en autant gouvernements qu'il y avait eu <Tém pour attaquer A» Eddin. La Bhhyr restait encore aux empereurs de Byzan avec une partie de la Troade.
La Mysie devint l'apanage et prit nom du prince. Rarasi, Sarou-Rban e la Mœonie, l'émir Aîdin prit possessif des rives du Méandre, et la ville Traites perdit son ancien nom po prendre celui de son nouveau main La Carie échut à Mentesche. La Ly< et la Pamphvlie furent réunies sous domination de Tekké. La Pisidie et I saurie échurent à l'émir Hamid, q donna son nom à ces de.ux provinces.
La Caramanie reçut le nom de K raman, qui avait fondé un État indépei dant dont le chef-lieu, placé à Laraix) fut dans la suite transféré à KonieJ l'ancienne capitale des Seldjoukides.
La Phrygie septentrionale perdit* nom pour prendre celui d'une ville i second ordre qui s'appelait Forum Cet morum , et devint la province de Kc mian.
Les provinces limitrophes de la m Noire, l'ancienne Papnlagonie et royaume de Pont restèrent sous la é roination de Gari Tchélébi , dernier pria de la race seldjoukide. '
Pendant que tes princes ottomans i disputaient les débris de l'empire d Seldjoukides, l'organisation de tout les tribus turques en corps de peuj prenait de jour en jour plus de pui sance, et au commencement du tn zième siècle , l'empire ottoman rot d finitivement fondé.
Ertoghrui, chef des tribus turque avait obtenu' du sultan seldjouW A la Eddin un territoire étendu auxe virons d'Angora. A peine en possesst de cette contrée, Ertoghrui entrep contre les Grecs habitant les provint voisines plusieurs expéditions be reuses. Il reconnaissait alors la supi matie des sultans d'Iconium, et ces pi mien combats furent plutôt livres titre d'auxiliaires des sultans pour i fendre leurs frontières. Lee Turcs s vançaient rapidement vers rouest,ce
idfe i» la capitale de Ferapire by-
gfa. Tort le territoire conquis par
ftfeajml aux environs de Broussa, les
wsfe Yeni cheher, d'Aineh gfaeul et
«SrçM lui forent données en fief par
fcajfti Ce fut le berceau de la puis-
gafiyinane. Ertoghrul ne poussa pas
{■Jases conquêtes, et mourut en
«ta le pouvoir à son fils Osman.
i «tte époque l'empire byzantin
perdu la plus grande partie de
Mineure; il possédait encore les
ces occidentales et quelques villes
— - de la côte sud. L'empire seld-
PHe s'étendait dans tout le centre
«fAâe jusqu'à l'Euphrate, et une
des provinces de la mer Noire
: sous le pouvoir de G nazi Tché-
«a des derniers rejetons de la race
it un demi-siècle la puissance ni ne fit que s'affermir sans —---ni diminuer; les châteaux et' gfftg places des environs de l'On* et des rives de la Propontide fujMwes et reprises plusieurs fois par mmznûns et par les Turcs.
•m aîné d'Ertoghrul, le jeune Os- Wifeâ8dait4ans ces expéditions aux totrepnses qu'il lui était donné ■fr. Combattant . tantôt pour Trzrr™ possessions ile son suzerain f*Mip, tantôt pour étendre les con- >•» de son père , on le voyait lou- "■» à la tête de ses .troupes et au plus du danger. Les Scbeik et les San- ' qui accompagnaient P armée pro-^ ■Hnt déjà sa grandeur future an- I ^Ti>!ï k* songes et les prophéties.
L via badin confirma la puissance d'Os- ** «■ lui envoyant les insignes du >■» suprême (1289).
Ctataot qu'avaient lieu tous ces évéte, dont l'influence devait être si m destinées delà chrétienté, l'Euflft«nguée de luttes saus issue, res- HMMtentive aux dernières angoisses gjPNfre byzantin ; bien plus , on 2* des Etats cbrétieos faire alliance 9* tes musulmans contre les princes •W. Cette lutte de l'Asie contre l'Eu- % que l'instinct national des Grecs *w soulevée et résolue en faveur dé JJteadent, deux mille ans auparavant,
irîf^sW ,a ?aleur et fc Profonde Clique d'Alexandre avait
et rendu impossible, cette lutte entre deux races rivales renaissait avec plus d'acharnement et allait se résoudre cette fois en favefcr/deft, tribus asiatiques ; la question posée à la guerre de Troie dure encore et le& générations présentes ne la verront pas finir.