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LES SOURCES CHAUDES

La petite ville de Singherli est voi-»

sine de sources thermales remarquables et par leur volume et par leur chaleur exceptionnelle ; elles se trouveut à la latitude du lac Manyas et sur la route d'Edrenos à Cyzique. On ne saurait douter que ce ne soient les mêmes sources mentionnées par l'orateur Aristide (2).

Lorsque le pays est couvert de neige, la vapeur d'eau s'élève en colonne blanche, et le sol d'alentour tranche par sa couleur noire avec les terrains environ* nants.

Les Turcs appellent ces sources Illidja ; c'est un nom qu'ils donnent assez oom»

munément aux eaux thermales. Un petit bain creusé dans le sol et une salle de construction rustique composent tout l'établissement. Les eaux sont amenées d'une distance de près d'un kilomètre par un canal de dérivation qui circule le long des flancs de la vallée et qui est assez considérable pour faire tourner plusieurs moulins.

Les sources sortent de terre en plusieurs points et forment une atmosphère de vapeurs qui aide facilement à les trouver. Les eaux, douces au toucher et légèrement salées et piquantes , renferment des principes de magnésie et surtout un excès d'acide carbonique

Sri s'évapore au contact de l'air et isse à nu les parties calcaires qu'il tenait en dissolution. Aussi les sources d'Ulidja, comme celles de Broussa, de Hierapolis et de Hammam Meskoutim

(i) Liv. V, ch. 3a.

(a) ArisUd., Sacr. Orût., IV, p. 56y.

en Afrique, forment-ellee des | considérables de concrétions caUl Les indigènes n'en font point usap boisson ; ils se contentent de se tri dans ce bain rustique qu'on a bâl de la source, car la chaleur de cei est très- voisine de l'eau bouillante* sortent de terre avec une extrême i dance et en formant plusieurs jd dessus du sol. Les dépôts ca| augmentent en hauteur et en éu| à mesure que les eaux s'élèvent ; le naturel comme celui de Saint- Alty celui de Hierapolis n'a pas manqÉ se former par-dessus le cours i produit d'une autre source encore abondante. La formation de ces pta mènes naturels est facile à eompreo à mesure que les concrétions cale; s'avancent au bord de l'eau, le cou emporte toutes celles qu'il peut atf dre, tandis que les concrétions s Heures s'avancent insensiblement | atteindre l'autre rive.

Les montagnes d'où sortent ces s ces bouillantes sont de formation canique, mais d'une époque voisin!

trachytes , c'est-à-dire de première riode. Cette petite rivière minérale, aj avoir circulé autour de ses nombiw collines, prend son cours vers l'ones va se jeter dans le fleuve j£sepus.

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