‹ Asie mineureChapitre 85 sur 428 · II · texte numérisé non relu

II

(4) Pline, liv. V, ch. 3a.

(5)Strab., liv. XIII, 591.

4»oi deux villes d'un port à l'au- .fctf fariroo trente stades (5,520 ML), le BQgma ( passage) est du côté ihPropoatide (au nord) par rapport iAWs, et du côté opposé (au sud ) — npsertà Sestos. Prés de cette der- -JM.rauo lieu nommé Jpobathra MtStehée l'une des extrémités du

ttn l'en rapporte à l'opinion de "n, Abydos a été fondée parles Midu consentement de Gygès, roi taie, qui était maître de tout le " nais oa ne doit entendre par là 'reconstruction de la ville, puisoistait déjà du temps de la « Troie. Abydos était à égale entre JUion et Lampsaque, êloieeot soixante-dix stades, environ '«km-, de Tune ou de l'autre de ces fc Tilles.

Xerxès passa d'Asie en

il choisit Abydos comme le

plus rapproché du continent

. l Cette distance n'étant que

UJrtadei, le point de jonction fut

tas la suite sous le nom de

et le passage sous celui

*g». voulant contempler l'enj"2* son armée, fit élever par

BiFBWHtts d' Abydos un tertre sur *]M3ça un trône de marbre.

«Wde cette éminence, le roi de assista à un combat naval dans g « Phéniciens de Sidon rem- J^J la victoire (1).

"* devons faire remarquer ici l'u-

leurs étendards et comme dans

— présente, pour passer la

râleurs troupes. Ces éminences,

JJKasBez communes en Assyrie et

/**, sont connues des habitants

T. ^!iom de trône (Tact ) ; les Turcs

|*™mcnt tépé. Nous les appelons

Srt daPfcs la dénomination ro-

- • ** ait que nous signalons ici

JT8 <!«e tous les tumulus que Ton

gJJe «n Asie n'ont pas été des tom-

A&sti ,P?rm*ceux qui sont répandus

««plaine de Troie, il s'en trouve

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^Uoralêon, (Asib Minkueb.)

certainement quelques-uns qui n'ont pas une destination funèbre.

L'armée perse mit sept jours et sept nuits à franchir le détroit ; ce tableau de l'invasion des Perses en Europe, conservé par Hérodote, fait passer sous nos yeux toutes les populations de PAste occidentale avec leurs noms, leur costume et Jes détails les plus précis sur leur origine; c'est sans contredit un des plus brillants passages et un des plus instructifs que nous ait transmis ce père de l'histoire (1).

Abydos eut grandement à souffrir de l'avantage de sa position dans le voisinage de l'Europe; Darius, de retour de son expédition contre les Scythes, fit brûler cette ville en même temps que quelques autres villes de l'Hellespont, de crainte que ces peuples ne fissent à leur tour une expédition en Asie et ne profitassent des avantages que ces villes auraient pu leur offrir comme base d'opérations (3).

Peut-être faut-il accueillir avec réserve ce fait mentionné par Strabon et qu'Hérodote passe sous silence.

L'incendie d'Abydos aurait dû avoir lieu au retour de Darius dans la Chersonnèse d'Asie ; or, au moment de la révolte des Ioniens, Dercylildas de Sparte, avec un faible contingent d'infanterie, fut envoyé dans la province dUelIespont pour engager les Abydéniens à faire défection (3) ; mais if fut devancé par Daurisès, lieutenant de Darius, qui, avec une promptitude peu habituelle aux Perses, se rendit maître des villes de Dardanie, Abydos, Percote , Lampsaque et de Pœsus ; chacune de ces villes fut prise en un jour (4).

La possession d'Abydos, constamment disputée pendant les guerres entre les Perses et les Grecs, échut tantôt aux Athéniens tantôt aux Lacédémontens ; mais cette ville résista avec énergie aux forces de Philippe, fils de Démétrius, qui ravagea les côtes de la Propontide et incendia la plupart des villes qui refusèrent de se soumettre. Les plus terribles me-

(i) Hérod., 1. VII, 6o.

(a) Strabon, XIII, 591 •'

(3) Thucidide, liv. VIII.

(4) Hérodote, 1. V, 117.

T. II. n lt

L'UNIVERS

naces ne purent décider les habitants d'Abydos a ouvrir leurs portes à l'ennemi déclaré des colonies grecques, et ils préférèrent périr jusqu'au dernier plutôt que de se rendre.

. Les femmes et les enfants furent massacrés chacun dans un genre de mort différent, « vario mortis génère occiderunt», dit Tite-Livé (1). Cette conduite ne prouverait pas, comme le dit Etienne ae Byzance, que les habitants d'Abydos étaient des gens efféminés et de mœurs dissolues (2).

Tant de catastrophes n'empêchèrent pas Àbvdos de subsister jusqu'au temps des empereurs byzantins; elle était épiscopale dès le cinquième siècle. Hermeias, son évéque, souscrivit au concile de Chalcédoine et à la lettre synodale de la province de Cyzique à l'empereur Léon. Depuis ce moment les destinées de cette ville restent à peu près ignorées ; elle ne participa en rien aux grands événements qui signalèrent Je commencement du douzième siècle ; il est probable qu'elle s'éteignit obscurément sous les gouvernements des émirs, qui ravagèrent les côtes de la Propontide et formèrent des principautés éphémères qui se fondirent dans 'empire des sultans (3).

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