PHÉNICIENS
Une partie de ces Dardaniens sV établie dans le haut pays, l'autre b tait la côte, qui, bien que privée de p offrait encore des retraites suffis* aux faibles barques qui venaient aboi dans ces parages. Elles appartenais un peuple navigateur et commen qui de temps à autre venait appo sur ces côtes les produits de son un trie; ce peuple innommé était 00 des autres nations sous une désignai vague et arbitraire.
Les Assyriens les connaissaient** nom de Aharri, c'est-à-dire « ge»
pays de derrière (4), eu égard à leor tion à l'occident de l'Assyrie et coi nanties pays de Tyr et de Sidon.Lei rites étaient partis de l'Asie traa phratienneet s'étaient avancés par ' bie jusqu'à la mer Rouge où ils rew pendant plusieurs générations (5 Phéniciens,dit Hérodote,sontceux< trefois habitaient vers la mer Rou sont venus de là s'établir sur les n maritimes de la Syrie jusqu'à ITBffl C'est-à-dire qu'ils occupaient la régi
(a) Ap Strab., lif . XHÏ, 59»-
(3)//iW.,XÏ, at5. ê
(4) J. Menant et Oppert, I**. ***
(5) Hérodote, VU, 89.
pëelepaysdes dattes. Chez les peuples à foeest, ces marchands navigateurs, qûaffortatentsur les marchés les fruits ta dattier et surtout le vin de palme Wtttedaos leur pays, étaient géwûmat appelés «* les hommes du
S da dattes ». — Les Pélasges et les ■es, qui connaissaient le palmier an le non dePhœnix, ont donné le mk Phéniciens à ce peuple qui venait dei dattes, et qui venait du pays des ton. Cette dénomination estdevenue pérale et est restée en usage chez les tanins et chez les modernes, elle est praert grecque, et n'a rien de sémiti- •t. Quelques historiens modernes assi- •tat le nom des Phéniciens à celui de italistiQ*, et vont jusau'à les confondre wt la Pélasges, en faisant dériver l'un et Faire nom du sanscrit Valaksha (taunes) blancs (i). Le langage «■ne les mœurs des Phéniciens prou- ** l'une manière évidente qu'ils **"*de race sémitique; ils avaient P«é les éléments de leur civilisation ta le pays de Babel et d' Assur et lorsffc atteignirent les rivages de laMédi- ^naée, ils étaient déjà initiés aux pre- BKnelêfDent&de la navigation, connaisjj^tf après les Chaldéens, la position de r*»te polaire, ils avaient parcouru en ta sens cette mer sur laquelle ils ne Kfttintent pas de rivaux; mais en «tafest dans les iles et sur les côtes, "* taraient là une population agglo- ***ttec laquelle ils établissaient des ***» commerciales, ^anrés dans leur pays entre la mer **eôte, les Phéniciens n'avaient *?** d'autre développement de ter- "^ que dans les contrées d'outre **; h avaient bâti Byblos, Sidon et jFî c'étaient leurs dépots de marchandai et le siège de leurs fabriques; mais |*»mages de la Pbénicie on apercevait « sommets des montagnes de Chypre, «msb la belle saison Te trajet était fa- *** **ec leurs barques légères qu'ils paient leurs chevaux (2). Chypre, w •» avaient porté leurs dieux et leur yyrcç» devint comme le centre de ««expéditions vers lespays de l'ouest ;
(Ott W^PPHStnboo,
Grhchisc&t Alter lim-
ite s'établirent dans la Cilicie, et, tantôt comme pirates, tantôt comme trafiquants, ils s'emparèrent de plusieurs ports de la Lycie. Il en résulta dans cette contrée une population mélangée de deux races qui , sous le nom de Solymes, apparaît aux premiers âges de la poésie épique.
Sans s'étonner de voir les lies et les côtes occupées par une race blanche, les Phéniciens lièrent avec ces inconnus des relations commerciales , et en échange de cette amitié, ils obtenaient la faculté d'établir sur les côtes des pêcheries du coquillage qui fournit la pourpre. On peut faire remonter l'origine de ce commerce aux temps les plus reculés.
Hérodote commence son histoire par un vivant tableau des origines d'Argos (1), où les navires étrangers apportaient les produits des manufactures phéniciennes, assyriennes, et de la basse Egypte ; les marchandises étaient exposées sur la place pendant cinq ou six jours ; c'était la semaine du marché, qui était clos le septième jour selon les habitudes des peuples sémitiques.
Mais aux relations pacifiques se mêlaient souvent des faits ue piraterie qui excitaient des troubles passagers. Les Phéniciens n'avaient pas tardé à comprendre que le bénéfice le plus clair Qu'ils pouvaient rapporter des marchés, e l'Orient, les marchandises de retour, comme on dit aujourd'hui , consistait dans le trafic des esclaves , des jeunes gens et des jeunes filles amenées du pays des races manches. Aussi, au commerce licite de cette nature ils ajoutaient quelquefois la ruse et la violence, lies marchandises exposées sur le tillac des barques attiraient à bord les curieuses filles des îles, et le bateau faisant force de rames s'éloignait de la côte.
Cependant l'arrivée des marchands de dattes était pour les peuples de la Chersonnèse le signal d'un grand mouvement commercial; ils livraient le produit de leur sol , les métaux exploités dans les mines de rida par les mystérieux Dactyles, les fers du Gargare, l'airain deTautalis, les noix de teinture, la valonnée dont abondent les forêts de
Çi)Hérod.,liv.I,cfc. x.
LTJIOVERS
rida, le rbamnus dont la graine donne la teinture jaune. En compensation, les marchands phéniciens échangeaient les produits manufacturés de l'Egypte et de la Phénicie les vêtements de pourpre qui ont conservé le nom de « couleur phénicienne », les casques à aigrettes qui plaisaient tant aux Dardaniens, les Doucher* et les cnémides ouvrages des Carieos et des Cabales ; on leur concédait en outre le droit de pèche sur la côte, et par suite le droit de fonder des factoreries, qui devinrent des villes phéniciennes. C'est ainsi qu'ils fondèrent Pronectus dans le golfe Astacène, convoitant déjà les heureuses situations de Proconnèse et de Cyzique, qu'ils ravagèrent plus tard quand la guerre fut dédarée entre les Perses et les Grecs.
Avec le goût du luxe et des vêtements de pourpre, les Phéniciens transportaient sur ces rivages le culte de leurs dieux. L'Hercule phénicien est parent de l'Hercule grec, et le culte d'Apollon Lycien, institué d'abord à Patare, est pratiqué sur les côtes de la Propontide avec le concours des populations des deux races.
L'exploitation des forêts de l'Ida et de l'Olympe attirait toujours un concours nouveau de navigateurs ; ils trouvaient dans les forêts de la Chersonnèse des éléments qui leur manquaient dans toutes les autres colonies pour l'entretien de leur marine. Tout en trafiquant avec les peuples non-sémitiques, nonseulement il ne s'opérait aucune fusion entre les deux races, mais des inimitiés s'accumulaient qui devaient dans les âges suivants se manifester par des hostilités ouvertes. Partout, pendant la guerre des Perses , on voit les Phéniciens les plus actifs auxiliaires des ennemis des races grecques, et leur marine innombrable est mise au service de Darius pour ravager les villes des côtes (1), jusqu'à ce ju enfin les victoires d Alexandre délivrent les colonies grecques de la tyrannie des villes phéniciennes.
La race des Teucriens, établie en Asie par leur chef éponyme Teucer, est confondue par Virgile avec celle desTroyens, niais n'est pas mentionnée par Homère.
Ils étaient originaires de Thrace, et leur
(i) Hérodote, liv. VI, 33.
première invasion est antérieure àcell des Dardaniens, puisque ces derniei n'arrivèrent dans la Chersonnèse qu deux cents ans environ avant la fonda tion de Troie. Les Teucriens sont lésai] cêtres des Pœoniens, tribu nombreuse ri pandue sur une grande partie des deu continents; ils ont occupé les bords d Pont-Euxin et les côtes de la ChersoB nèse d'Asie, rillyrie, la Macédoine, ouo les désignait sous le nom de Macéè niens Pœoniens ; ils furent au nombr des alliés de Priam, mais ne furent pa soumis à son empire; ils appartenaieï à cette grande nation thrace ou pélatf qui fournit à l'Asie mineure toute sa pj pulation non-sémitique. Aussi peut-d regarderies Teucriens et les Dardanieti comme appartenant à ces tribus des bod du Danube qui, venues séparément s'éfi blir en Asie, se sont retrouvées et réi nies plus tard. Les Teucriens ontpréd les Dardaniens en Asie, et lorsque « derniers arrivèrent, il se forma une i liance intime des deux races qui retoui nèrent en Europe pour y faire les ti péditions dont Hérodote nous a cot serve le souvenir.