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et Laffitte, en dépit de sa longue durée, elle n’entraîne la moindre altération de l’état général.
Tel est le tableau sous lequel se présentent le plus habituellement les acrodermatites continues. Se fondant sur les différences d’aspect de l’éruption, Hallopeau décrit trois formes cliniques : vésiculeuse, purulente, mixte.
Audry (1), d’après l'intensité des symptômes et la gravité de l’évolution, distingue, à côté de la forme type, qualifiée suppurative et mutilante, deux autres variétés :
Une forme légère où les lésions sont limitées à un seul doigt et revêtent le plus souvent le type vésiculeux (Ann. de Derm. 1897 p. 303 — 1899 p. 573); les ongles sont respectés; les pieds ne sont pas atteints; cette variété se confond assez exactement avec le type vésiculeux d’Hallopeau; |
Une forme grave, forme maligne progressive, dont il n’existe qu’une seule observation (Frèche-Hallopeau-Laffite. Ann. de Derm. 1897 p. 491 et 1277, 1899 -P. 563). Après avoir revêtu pendant trois ou quatre ans le type habituel, les lésions s’étendirent aüx quatre membres puis à tout le corps offrant l’aspect de placards érythémato-pustuleux avec tuméfaction de la face. L'état général s’altéra, la fièvre apparut, prenant le type hectique et la mort survint par septicémie. Nous avons vu que pour Bodin il ne s'agissait
(1) Audryÿ. — Ann. de Derm. 1901, p. 918.
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