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pas là d’une acrodermatite mais d’un HOPEUEC herpétiforme de Hébra (1).
Il reste à dire quelques mots des divers procédés qui ont été mis en œuvre dans le traitement des acrodermatites continues. Tous les antiseptiques locaux ont été essayés : permanganate de potasse, eau d’Alibour, teinture d’iode, bleu de Méthylène, nitrate d'argent etc. Hallopeau a obtenu une amélioration durable par l’emploi de l’eau oxygénée étendue de deux parties d’eau bouillie, imbibant des compresses appliquées d’une façon permanente (Soc. de Derm. 1902 p. 287).
Les pommades diverses, antiparasitaires, réductrices, calmantes, les pansements humides, simples ou antiseptiques, n’ont jamais guéri ces lésions. À
Bodin préconise Femploi d’un parasiticide non irritant, par exemple, dans les cas moyens, le liniment oléocalcaire phéniqué au 1/1000; dans les cas légers, une crème contenant 5 % d’eau d’Alibour ou un peu d’acide borique (Paris Médical 1920 p. 185) (2).
En réalité, aucun de ces traitements n’est satisfaisant; les améliorations, quand elles se produisent, ne sont que très passagères. Seule la radiothérapie, bien
(1) Bodin. — Paris médical, 6 Mars 1920, p. 185.
(2) Nota. — Dans une récente publication (Ann. de Derm. Avril 1927, p. 193), H. Oltramare, J. Golay et A. Starobinsky, de la clinique dermatologique de l’université de Genève, signalent un cas de guérison par l’emploi d’un auto-vaccin strepto-staphylococcique.
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qu’elle ne semble pàs avoir acquis la faveur de tous
les dermatologistes, donne des résultats absolument
incontestables. Les observations d'Hallopeau, de Montgomery, de Dubreuilh, de Gougerot (1) etc, en font foi. Dubreuilh décrit avec précision les réactions observées chez les malades ainsi traités : « la peau est fortement œdématiée, d’un rouge vineux, foncé, sablé d’une infinité d’hémorragies ponctiformes intra-épidermiques; l’épiderme corné est soulevé par une épaisse couche spongieuse constituée par un œdème intense de la couche muqueuse. Après la desquamation il se forme un nouvel épiderme mince, mais les pustules ne reparaissent plus >». On peut donc dire que si le retour à l’aspect normal du doigt n’est pas absolument parfait, la maladie se trouve nettement arrêtée dans son évolution. PR
Il est permis d’en tirer une conclusion importante au point de vue du diagnostic : la radiothérapie est le seul traitement qui agisse sur les acrodermatites; ce traitement est sans action sur les affections voisines (dermatite polymorphe en particulier); des irradiations pratiquées à titre de traitement d’épreuve constituent donc la véritable pierre de touche du diagnostic. |
(1) Hallopeau. — Soc. de Derm. 1904, p. 333.
Montgomery. — Journal of the American medical association 23. 7. 1904.
Dubreuilh. — Ann. de Derm. 1918, p. 79.
Gougerot. — Paris Médical, 15 Janv. 1927, p. 69.