TECHNIQUES, RÉSULTATS, INTERPRÉTATIONS
‘Il ne faut pas croire qu’injecter. de l’atropine sous la. peau d’un malade et observer ensuite comment son pouls s'accélère, soit fâire une épreuve de l’atropine.
Cette épreuve pour qu’elle ait une valeur quelconque doit être faite dans des conditions telles que ses résultats . soient comparables à .ceux obtenus chez des sujets normaux ou chez d’autres malades. On ne sera donc jamais trop rigoureux dans sa technique, ni trop minutieux dans l’observation des effets produits.
Ceci dit, on peut considérer l'épreuve de l’atropine à différents points de vué : veut-on simplement constater si les ventricules sont accélérés., il suffit d’injecter 1 à 2 milligrammes de sulfate neutre d’atropine sous la peau et de prendre le pouls vingt, trente,cinquante minutes après. Mais ce n’est pas là faire une épreuve à proprement. parler. Véut-on, au contraire, observer l’action: de l’atropine, sur une arythmie, il faut alors contrôler les effets produits, par la prise des tracés graphiques ou éléctriques. Veut-on enfin chiffrer le tonus absolu des deux groupes végétatifs, il faut suivre exactement la technique de DanIELOPoLU: On peut donc concevoir deux sortes d'épreuves: l’une :clinique se faisant aw lit du malade n’a qu’un intérêt médiocre et c'est malheureusement celle qui a presque tou-
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jours été employée. Si elle est contrôlée par des enregistrements graphiques aux différentes phases d’action de latropine elle acquiert de la valeur, mais devient plus compliquée, tous les appareils enregistreurs n'étant pas transportables. Il faut observer attentivement le malade pendant une heure à deux heures et souvent l’assistance d’un aide sera nécessaire, par exemple pour combiner une autre épreuve (R OC, compression du vague au cou), ou pour faire plusieurs enregistrements graphiques simultanés. L’épreuve de DantELoPoLu (injections intraveineuses de doses successives d’atropine) est facile et ne demande qu’un peu de patience,mais elle doit être combinée à la prise de tracés si l’on veut étudier l’action de latropine et ne pas se borner à chiffrer le tonus végétatif. L’atropine doit donc s’employer différemment et les effets produits doivent être observés de manière différente selon qu’on veut étudier ses effets sur le chronotropisme ou sur les autres fonctions dromotrope, bathmotrope ou même inotrope du cœur.