LA MACHINE A TAPEUR
La machine à vapeur est née de l’expérience de Denis Papin qui, vers 1690, construisit un modèle composé d’un cylindre et d’un piston placés au-dessus d une chaudière d’eau bouillante. Quand on introduisait la vapeur, le piston était soulevé ; quand on la faisait échapper, le piston retombait par l’effet de la pression atmosphérique. Denis Papin proposait déjà de faire mouvoir par ce principe les pompes d’alimentation de Paris, et même des roues à aubes pour les vaisseaux.
Newcommen, au siècle suivant, tira parti de l’idée de Papin, et employa le piston à vapeur au travail d’épuisement des mines de Cornouailles. La transmission aux pompes s’opérait par un balancier, et l’on n’avait encore que le simple effet. 'Walt, ouvrier horloger chargé de réparer pour l’Université de Glasgow le modèle d’une machine de Newcommen, en refondit complètement le système. 11 sépara la chaudière d’avec le cylindre, songea à introduire la vapeur au-dessus comme au-dessous du piston, ouvrit pour la condensation une chambre d’eau froide à la vapeur expulsée, et se débarrassa des eaux tièdes et épuisées par la pompe à air : il créait la machine à double effet. Watt prit un brevet que le parlement d’Angleterre reconnaissant porla de suite à trente ans. Il s’associa avec Bolton, grand constructeur de Birmingham, et se mit à la fabrication d’appareils qu’il améliorait sans relâche, et qui lui valurent autant de fortune que de gloire.
Les premières machines sont de 1772. Dès 1775, on les
appliquait à l’élévation et à la distribution des eaux de Tamise dans Londres.