‹ Assainissement des villes par l'eau, les égouts, les irrigationsChapitre 36 sur 51 · II. LES ÉGOUTS · texte numérisé non relu

II. LES ÉGOUTS

Réseau des égouts. —Les collecteurs établis sur la rive droite, le grand égout de ceinture et l’égout latéral au canal Saint- Martin, existaient avec quelques galeries longitudinales qui leur servaient d’affluents. Ces galeries furent prolongées jusqu’en Seine, et reçurent une pente inverse à l’extrémité, de manière à déverser en rivière le trop-plein des eaux allant au grand

Sur ces artères du drainage, on brancha les lignes secondaires qui devaient livrer passage aux eaux de lavage des ruisseaux, aux eaux pluviales et ménagères des habitations. Les types furent remaniés, et Ton se souvint des conseils de Parent-Duchâtelet. On proscrivit les égouts de 1 mètre de hauteur où l’ouvrier ne peut pénétrer qu’en se courbant; on reconnut qu’il était humain et sage de fixer les dimensions du vide des galeries à 1",80 de hauteur et 0",60 de largeur aux naissances, avec largeur réduite de 0”,30 au radier. Dès lors on pouvait y circuler debout. Mais ce type de cercueil étroit est à refaire aujourd’hui. La construction fut prescrite en matériaux durs, en meulière, avec radier uni et imperméable en ciment. A des distances moyennes de 100 mètres, on ménagea des trappes de regard de 0“,60 permettant la descente facile des ateliers de curage, et la ventilation pendant le travail.

Les bouches d’égout. — On fit un changement plus important, ce sont les bouches sous trottoirs, substuuees aux grilles, espèces de puits béants mis jusque-là aux points bas des ruisseaux.

Ces grilles se paillassonnaient par les fumiers el les ordures descendus avec les courants, et alors il n’y avait plus passage ni pour l’eau ni pour l’air. La bouche devenue un orifice vertical à large déversoir formé par une bavette en granit, dévore le flot qui tombe sans que rien s’arrête et en entraînant un fort et utile courant d’air.

Grâce aux tranformations rapides des chaussées fendues en chaussées bombées, enveloppant des îlots lavés et drainés, le réseau souterrain, parti de 40 kilomètres en 1830, était déjà de 200 kilomètres en 1840, et grandissait chaque année.

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