IV. RÉSUMÉ GÉNÉRAL
Qu’on nous permette pour finir un historique rapide de l’assainissement à Paris.
Depuis le commencement du siècle, des esprits d'élite se sont voués à l’assainissement de Paris.
C’est d’abord le Premier Consul qui veut le canal de l’Ourcq et qui le livre à l’un de ses compagnons de l’expédition d’Égypte,
Girard, après vingt-cinq ans d’une vie de combat, n’atteint que la moitié de l’idée, les trois lignes navigables qui se croisent au port de la Yillette.
L’autre moitié, la distribution des eaux d’Ourcq dans Paris, appartient, sous le gouvernement de Juillet, à MM. Dulau, Emmery, Mary. C’est l’époque de l’assainissement de la rue, qui prend la chaussée bombée et les trottoirs, autour des Ilots de maisons lavés et drainés.
Sous le deuxième Empire, les chemins de fer amènent une révolution dans la circulation. La forte administration de M. Haussmann remanie le plan de Paris, et demande à Belgrand des eaux pures, et plus d’écoulements à ciel ouvert. Belgrand répond par la dérivation des sources et la construction de la ville souterraine : la Seine est purifiée à travers Paris. En même temps les irrigations de Gennevilliers qui réussissent montrent quelle sera la solution complète d’affranchissement du fleuve.
En 1870, la guerre fatale éclate et il semble que Paris va finir. Mais la renaissance succède à la ruine. Le Conseil municipal, par l’organe de ses rapporteurs, MM. Callon, Yauthier, Deligny, accepte les idées de progrès de ses devanciers, avec la ferme intention d’aller beaucoup plus loin dans l’intérêt des classes inférieures.
L’unité du service mise dans la main habile de M. Alphand
rétablit les vues d’ensemble. Les principes apparaissent en pleine lumière dans les Commissions techniques que guide la science de MM. Fauvel et Bouley, et l’on marche à grands pas vers l’assainissement nécessaire, presque forcé de la maison, de la rue et du fleuve.
Les générations qui nous suivront auront certainement un souvenir de reconnaissance pour les administrateurs qui ont cherché à prolonger chez leurs concitoyens le bien le plus pré-