‹ Assemblée nationale comiqueChapitre 63 sur 114 · I..\ CONSll IL AM i;. — r,() NOVIMHHK. ^VT · texte numérisé non relu

I..\ CONSll IL AM i;. — r,() NOVIMHHK. ^VT

jusqu'à présent manqué à nos assemblées législalixes. Pour peu qu'on examine l'histoire parlementaire de ces dernières années, on reconnaîtra qu'il a presque toujours fallu six mois aux hommes politiques les plus zélés pour changer de couleur. M. Guizol et tant d'autres qu'on appela si souvent caméléons n'étaient que des lézards à côté de W Favre.

M' Fabre a donc pensé qu'il serait de sa dignité de donner quelques gages aux républicains de lalégitiinilé; — c'est ainsi que certains partisans du citoyen Henri V s'intitulent ; — et sons le prétexte de montrer l'indépendance absolue de son beau caractère il a contracté presque publiquement une alliance avec le citoyen Larochejacquelein qui est, comme on sait, le principal chef des républicains de la légitimité. Les avances de M° Favre ont été très-bien reçues. Le premier soin de son nouveau parti, — toujours si habile à se servirdes talents nuisibles — a été d'cmjdoyer in)médiatement M' Favre contre le gouvernement qu'il est bon de détruire sans prendre sur soi l'odieux du fait. On n'imaginerait jamais tout ce que M" Favre a trouvé sur ce thème en apparence si simple : — Pourquoi le gouvernement s'esl-il permis de faire embarquer une division à Marseille, de sa propre autorité? — Dites-lui pourquoi!... a ajouté M. Larochejacquelein. — Pourquoi"?... a tonné Ledru-Rolliu en montrant le poing. — Parce que... messieurs, a répondu presfjue ironicjuement le général Cavaignac.

Après ce discours, généralement goûté, et au(|uel Ditfaurus Nasica a joint quelques heureux accents , une pluie de projets d'ordre du jour est tombée sur le bureau : les uns en trois lignes, quelques-uns en un ou deux volumes. On a remarqué surtout celui de M. Montreuil, qu'un bon sentiment avait dicté à coup sûr. mais qui contenait tonte l'histoire du Bas-Kmpire, et celle de l'Italie moderne depuis François l"^*^ jusqu'à nos jours. (]el ordre du jour, quoique plein d'intérêt, a paru un peu long. On s'est livré contre lui à un débat de priorité dont le tumulte a permis au citoyen Taschereau, orateur d'orage, de s'élancer à la tribune. Mais M. Taschereau n'est éloquent qu'au milieu du bruit; il appartient à cette famille d'improvisateurs dont M. F!!rnnst Girardin fait partie à juste litre, qui ne peuvent point résister au silence. Dès qu'on lesécoule, ils se taisent. — l/eslime quOn a ])onr M. Taschereau est si grande, que l'Assemblée a fait mine de vouloir l'entendre; aussitôt M. Taschereau est descendu , et a déposé son discours dans l'urne, sous forme de bulletin blanc en faveur d'un ordre du jour qui donne presque raison — mais en trois lignes — au gouvcîrnement contre M' Favre et ses amis . an\(|nels rinirailable avocat i)rouveia demain son impartialili' en li'Ui' miiiilaiil h'v jambes.

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|er iléceiiibri'.

Budget de !i marine et des colonies. — M. Mathieu Louisy.

Le budget de lu marine et des coloiiii-s a inodiiil un lepréseiilaiil noir nommé Matliieu Louisy, (ju'il faut bien se liaider de conlondre avee le eitoyen Mazuline, qui peut j)assei- à juste tilre pour le modèle des l)ons nègres, ainsi que nous le prouverons tout à llieure. Parlons de Mathieu Louisy. Celui-là croit avoir à se |)laiudre des blancs, et s'il

l'aiit (|u'il exprime franchement son opinion : bon maître à li lui seml)le une race bien cruelle. — C'est ce qu'il a entrepris de démontrer en trois points, ainsi que pourrait le l'aire un avocat d'une entière blancheur. Pendant ce discours il y avait dans l'Assemblée un homme qui ne se sentait point de joie. Cet homme est avantageusement connu au Congo, et il a été doué par la nature de toutes les qualités qui lui permettaient d'espérer une autre couleur (jiie la sienne, car il a le malheur d'être blanc malgré les ellorts qu'il a l'ails depuis sa jeunesse pour se noircir. Cet homme, vous l'avez nommé : c'est M. Isainbert.

— Voui, petits béqués, s'est écrié Matliieu Louisy, créoles, méchantes gens à pauvres noirs, créoles manger noir rôti, dites ça si c'est pas Mai, inamscUe?

A celte interroualioiNlbonoiable isainbert s'est misa tondre eu larmes;

LA (•.<)^s^lTl ANTi:. — i" dkckmbiie. r.'pit

— Mon Ijo!» l'rèro, toi pas ciinfondrc, (i-(-il répondu en sanglottiinl, moi pclit Ix'qiié à loi; toi prendre rit^oise |)our baltre sur mon dos; tiens, voila rigoise, mon bon ami Congo; battez, mamselle. battez pbis fort. Moi vouloir manger manioc et donner pain blan à li, ô mon petit cher ami, loi donc pas connaître Isambert, l)on maître à li?

— Monsieur et cher collègue, riposta à ces mots l'orateur Mathieu l.ouisy, je fais en votre laveur une honorable exception, mais vous me permettrez d'ajouter que le reste des blancs ne mérite point la peine d'être nommé. La couleur de vos opinions vous range de mon avis.

A ces mots flatteurs M. Isambert se précipita vers l'orateur qui des- (••'iidait de la tribune j)our regagner son banc, et il se mit à le suivre à cloche-pied en affectant de marcher péniblemimt comme un esclave chargé déchaînes et qui porterait les plus lourds fardeaux.

Revenons maintenant au bon Mazulinc. .lose dire que ce représentant ne professe jioini |)our la race blanche autant de prévention que son confrère de la Martinique. Il est bon qu'on connaisse la fidélité et le dévouement dont .M. Maznlinc est un exemple que tous les valets de chambre devraient imiter. M. .Mazulinc, avant d'être nommi; représentant d(!s colonies, était au service du général Pernetty, qui le considérait depuis longtemps comme un ami plutôt que comme un domestique. Eh bien, Mazuline, malgré l'honneur palrioli(|ue que ses compatriotes lui ont fait, n'a point voulu renoncer au plaisir de vivre avec son maître. — M. Mazuline, lui dit le général, il est inconvenant que vous continuiez à brosser les habits. Maintenant (|ue vous êtes législateur, vous serez trop occupé pour soigner les apparteuuMits ; d'ailleurs, je ne puis pas tolérer qu'on vous voie manger à l'oilice. Il faut absolument que je vous renvoie afin de pouvoir dorénavant vous témoigner en public le respect que votre nouvelle position m'impose. Sortez.

— Jamais! répondit Mazuline; je ne vous quitterai pas, car ji; ne suis pas certain d être représentant toute ma vie; mais je suis assuré de de ne point retrouver un aussi bon maître. — (lommenl le général l'ernelty aurait-il résisté à une pareille tendresse? Aussi s'cmpressa-t-il d'ouvrir les bras au bon noir. Mazuline, poussant le dévouement jusfjuau bout, feignit de croire rpie son maître voulait se débarrasser de son habit, et se mil en devoir d<! tirer les manches. Il est bien consolant de pouvoir citer un p.iieil Irait au moment oi'i M. Mathieu Lonisy descend lie la tribune.

Après la révision du bndgcl de la marine et de* colonies , on a ajtporlé un grand tableau el de In craie; puis quand presque tout le monde a éle sorti, on a commence la classe de malhiMualiques. Les opérations

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("xif^oaiil le |>lns grand silence, les orateurs avaient mis des elianssuns de lisière pour monter à la tribune et poser leurs cliilTics; — pendant ce temps, les forts élèves faisaient la preuve sur le tableau. — C'est alors que le général Cavaignac est tout à coup venu lire une dépèclic télégraphique qui annonce au gouvernement que le pape s'est enfui de Home et s'est embarqué sur le Ténare pour venir en France. — Belle réclame! A ces mots, le budget des finances lui-mèrne perdait son intérêt

Le budget du ministère des financeô.

11 ne nous a pas été trop désagréable de voir le ministre, qui fait son état de prêcher l'économie, aux prises à sou tour avec des orateurs connus pour couper les liards en quatre. — Le budget des finances n'a point échappé à M. Hineau. — Ce farouche rapporteuraltendait le ministre au coin de la tribune ; dès que M. Tiouvé-Cbauvcl est entré dans le petit bois de la discussion, fort solitaire aujourd'hui, parce que l'Assemblée avait profité du grand intérêt qu'excitait la séance pour ne ])oint venir, M. Bincau s'est élancé du fourré et s'est jeté à la bride du budget. La bête prise de peur a bronché, et le cavalier a failli tomber. — Alors Bineau, mettant un discours sous la gorge du pauvre ministre, s'est écrié d'une voix terrible : — Des réductions ou la vie? — M. Trouvé-Chauvel était pâle comme un mort. C'est un petit financier qui n'est pas crâne du tout, et qu'on croirait incapable de résister au milieu d'un bois à un homme aussi bien armé que le farouche Bineau. D'ailleurs ce Bineau est la terreur du pays; sa tète a été mise à prix plus d'une fois dans les budgets voisins; on répète avec épouvante les histoires qui courent sur son compte: celle surtout du crédit particulier qu'il arrêta tout seul sur la grande roule et dont il s'empara malgré la résistance des trois ministres qui l'escortaient. Ensuite la physionomie de Bineau est épouvantable : il est couvert de peaux de réduction, il perle un grand bonnet taillé dans des rognures de budget, et il s'est fait une arme terrible avec le tibia de l'un des chapitres qu'il a égorgés.

On comprend (jue la rencontre d'un pareil orateur soit bien l'aile pour inspirer quelque déliance à un ministre que sa spécialité ne prédispose pas aux idées belliqueuses et qui voyage portant sa fortune en croupe. ('e])endant tel est le sentiment de la propriété, même chez les êtres pusillanimes, que M. Trouvé-Chauvel, plutôt que de se laisser dé-

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|ioiiill('r |);ir h; criiul linio.ui, a saisi sa valiso, cl lauli' d avoir une autre arme sous la main, sesl mis à on asséner de grands coups sur ia tète do son ennemi. La peur et son amour pour sa caisse doublaient les forces de M. Tronvé-Chauvel ; c'est en vain que Bineau faisait tournoyer sa massue, la valise à moitié viilc frappait comme nu iléau, et l'assommait insensiblement. Kniiii, après un combat tr<'S-\iolent , i\I. Bineau est tombé évanoui; M. Trouvé-(]bauvel a profilé de la victoire (|u"il venait de remporter pour s'enfuir à toute bride. — Ce n'est qu'à quelques heures de là que des gendarmes de la commission des (inances, qui faisaient une ronde à la fin de la séance, ont trouvé M. Bineau étendti sans connaissance et l'ont emporté. Quant à M. Trouvé-Cliauvel, dans sa joie d'avoir conservé ses payeurs, il n'a pas même songé à faire sa déposition sur le bureau de rAssejnlifi'e.

4 tléci'iiihrc.

j^udget du ministère des finances. — Bineau et le hotre Maissiai.

I,e sauvage Bineau s'apereevanl que la l'rance jouit eiu'oi(! d'un reste de civilisation qui ne permet pas aux orateurs de sortir complélemcnl nus de leurs antres pour intervenir à coups dcî massue dans les discussions, et aller sans |)ort d'armes à la chasse; des réduelions duiil ils se nourrissent, s'est déguisé anjonrd'bni en liùeberon. Il (^sl airiM'

a la liibiine la cogm'e sur r(''paulr, cl il ;i dll a I A^embiee i|u'il il.iil un |»an\re iiùclioron qui rbercliait de 1 ouvrage. N'a\ez-\nus pas,

mrs bons messieui's. (|n(-b|ues petites forêts a aballre? Parlez, l'ailesvniis «servir, voici li' bnclicron Biue.iii ! qu on me pii'senle des eliènes,

(les lit'lics et lie j;ros arbres ilo toute espèce; pan, pan, paii ! je les mets à bas. On m'a tlit qu'il restait encore clans ce pays-ci quelques futaies, derniers \estiges du despotisme de l'ancien règne, et plusieurs bois de

1 Etat qui cacbcnt le soleil aux honnêtes gens Pan, pan, ]>an ! je

viens les détruire. .le taille, je coupe, je cogne, j'abats, je démolis les forêts et je fais des fagots a\ec, au plus juste prix... et pan, pan, pan ! nous vendrons le bois pour servir la rente ; nous allumerons de grands feux de racines, nous nous cliaufferons autour, et pan, pan, pan ! Quand tout sera brûlé et qu'il ne restera plus que des broussailles sur toute la surface du pays, nous battrons la semelle pour nous réchauffer ; nous nous creuserons des huttes souterraines au lieu d'élever des maisons de charpente ; nous remplacerons les navires, dont les mâts m'ont toujours paru la plus insupportable des prodigalités, par des chaloupes d'esquimaux faites de peaux de morses et d'arêtes de gros poissons ; nous en reviendrons plus promptement a l'état do nature et d'industrie primitive qui est le rêve que je poursuis à travers les décombres des bibliolluques et des objets d'art concassés... l'an, pan, pan! où sont les arbres? et flan, et flan ! je tape partout, je ne respecte rien, je suis un bûcheron sauvage, le terrible Bineau des bois!

Disant cela, l'orateur commençait à fendre la tiibune à tour de bras, et déjà même il cognait à tort et à travers dans les jambes du petit père président Marrast qu'il prenait pour des jambes de hêtre.

Alors le petit père Marrast, si connu par ses saillies, s'est écrié : — Ménagez mes cotterets, monsieur Bineau ! — Sur quoi l'Assemblée n'a pu s'empêcher de dire : — Mon Dieu que notre pi-ésideut a d'esprit, mon Dieu qu'il est Pompadour et gris-pomnu;lé ! un amour joufflu de Watleau, dans une culotte de Richelieu ! l'aimable homme, le spirituel seigneur ! c'est le dernier de nos jansénistes ! — Janséniste nous paraît un éloge assez nouveau.

Cependant le bûcheron s'était arrêté; M. Maissiat s'est aussitôt précipité sur lui et lui a arraché sa cognée; puis, afin de le ramener à des sentiments tendres, il lui a adressé un discours poétique que nous n'aurions point attendu dans la discussion du budget des finances.

— 0 homme farouche ! a déclamé M. Maissiat en s'accompagnant sur une flûte à trois trous : Tijlire, iu palulm recubans sitb teçimine fofii...

— Fagots ! fit M. Bineau.

— Quand la nature est reverdic, quand l'hirondelle est de retour, n'aimons- nous pas tous, ô bûcherons! à revoir not'C Normandie?... Des dépouilles de nos boisraufomnc avait jonché la terre... un

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LA consthuami:. — i dlckmijke. ôri,>

iiispecleiir seul, à pas Iciils, patconrail une fois encore le bois cher à SCS premiers ans... Resj)eetous les l)ois, cher Bineau, c'est moi (jui vous en prie; ils sont pleins de rossignols! Voudriez-vous priver de leur asile solitaire ces petits cliantenrs de la l'euilléc? Quoi! ils sont pères et mères, ils ont des petites familles à nourrir! que vous ont-ils donc lait, les ])auvres enfants des rossignols, pour que vous les veuillez chasser de leur nid? 0 Bineau! je vois une grosse larme rouler dans vos jeux, je vous ai pris par le senlimenl de la paternité, vous èlcs attendri ! J'ajoute uu dernier mot : c'est le poème de Delille sur les jardins, i.'t la traduction en discours lihre des Gcortjiques de Virgile : — ]']st-il hien possihie qu'on songe à faire du mal aux arhres? les arbres sont nos Irères aussi ! des frères muets qui supportent l'intempérie des saisons |)oiir nous en défendre. Ils ne font pas d'émeute ceux-là! Voyez comme ils s'aiment, comme ils poussent tendrement à côté les uns des autres sans avoir jamais de querelles! Chers amis, je viens vous sauver, je veux vous faire un rempart de mon corps. Soinl)res forets! épais ombrages! futaies et baliveaux, c'est Maissiat, votre ami Maissiat qui voudrait être un chêne comme vous, c'est Maissiat qui demande grâce pour les conservateurs et les inspecteurs des bois de l'État.

Kn parlant ainsi, M. Maissiat agitait ses bras comme des branches de saule jtleureur, et sa voix produisait ce bruit plaintif que rend sous le vent le feuillage du tremble. L'éloquent Maissiat ressemblait à un peul)lier. L'Assemblée n'a point résisté à ses accents ; on a saisi Bineau et on l'a attaché à un tronc d'arbre avec les lianes pendant le resie de la séance.

Lnc députalion des forêts de l'Etat, qui attendait l'honorable représenlanl Maissiat à la porte pour le remercier, s'est précipitée dans ses bras quand il est sorli. M. Marrasl ayant été témoin de ce spectacle attendrissant, a jirié la dépulation de rester dans son jardin jusqu'à la nouvelle saison pour lui donner un peu d'ombrage. iMalbeureusement ces excellents arbres étaient obligés de r("lourner à Fontainebleau ; — mais ils ont laissé à l'aris M. Maissiat, qui aura certainement des feuilles au |)riiiti'ni|ts proibain. C'est le moins (|ue la nature reconnaissante puisse l'iiirc iMiiir lui.

i;assi;mi5I.i:;|': .naikinalI': coMiurK

?) diM'emlirf.

Elecuon des vi::e-president,s. — Traileii.ent du haut, personnel administratif. — lîudget. de lî Légion-d'honneur.

A en juger par le t('m|)s qu'ils passaient dans leurs l)nreaux, on a deviné que les représonlanls \ faisaient (jnehjue cliose de très-siîrieiix. En effet, ils juraient de s'abslenii' an iioniliro Ac ([ualre-vinyls afin dt; rendre uni le résnltat d'nn scrnlin. Celle eciiidnile, véritablement parleiiiunlaire, lionorcra dans Tliistoire la réunion de la rue de Poitiers, qui sesl ainsi vengée de ne pas pouvoir obtenir un vice - ])résidciil de son clioix. Il serait bien difficile de faire un plus bel cni[)loi de son infinie minorité. Après le dépouillement du vole, M. Tliiers s'est approcbédu prince pour lui demander s'il élail coulent cl satisfait. — .l'aire pas gombris di Tout, a répondu le piince. — Fort bien, prince, c'est un secret d'état que vous connaîtrez plus lard.

One dire de la séance publi(jue? Toute la comédie s'est jouée dans la coulisse. Afin cependant de gardcu' les convenances, on a feint de reprendre les budgets, et M. Tassel, — celui qui a été surnommé le Tuttkan à cause de su ressemblance extraordinaiie avec ce grand oiseau, — a obtenu une économie de cent francs dans le traitement des cliels de division, — moyennanl deux heures entières, — soit onze mille francs environ de discussion. — prix calculé d'après l'allocation que reçoivent les représentants, et la durée des séances.

il y a eu cependant cinq minutes d'intérêt et de curiosité. Le général (lavaignac a pris la parole pour une communication. Dans l'impatience où chacun est de savoir ce que le pape est devenu, on a fait un profond silence qui a permis au général de dire à peu près... que le gouvernement n'en savait rien.

Quant à Sanans jeune, eu sa qualité d'orateur fraîchement décoré, ce n'est pas sans nu sentiment de honte qu'il a vu disculei', dans une assemblée française, le budget de la Légion d'li(uineur'

Des clicviilicrs dt' 111,1 [lutrif...

etc. cMc.

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