I.A CONSTITUAM i;. — -iti I) l'.CK M H H K
Néanmoins le célèl)re Odilon IJarrol a réalisé la plus grande pailic des espérances que sa noniinalion avait lait concevoir. Sa pose, la force de sa voix et la conviction qu'il a de son incontestable snpériorité sur le reste des mortels jusiilient bien la confiance du gonvernemenl. Le célèbre Odilon Barrot a l'ail anjoiird'bni à .M. I.edrn-llollin une des plus belles réponses que nous avons jamais entendues; il ne lui a pas ré- |)ondu du tout. — Après (|uoi il s'est arrêté au milieu de siin triompbe pour se lalraicbir. Il wv sera pas indilTérent un jour à venir dans l'bistoire de savoir de quelle l'açon un homme comme Odilon Barrot vidait le verre d'eau sucrée. Personne n'a jamais bu avec autant de solennité. En le voyant saisir le verre et l'approcher de ses lèvres, comme s'il se |)ortait un teste à lui-même, ou comprend combien cet homme est grave. Bien chez lui de sim|)le ni de sans importance; apiès (|u'il a bu, il s'essuie les lèvres en fronçant le sourcil.
A peine le célèbre Odilon Barrot a\ait-il déposé son verre, que les nuaiïes du [)lafond se sont tout à coup dissipés et que le soleil des lustres a inondé la cérémonie. Cette manileslation du lampiste ne démontre-1-elle pas aux amis du merveilleux que la Providence elle-même semble avoir voulu prendre part au beau discours d'un |)remier ministre dont la venue aura tant d'inlluence sur le reste de l'iMirope. Plusieurs personnes ont comparé le discours à celui que .M. (luizot aurait pu prononcer dans une circonstance pareille; elles sont au-dessous de la vérité : M. (iuizot aurait eu plus de style et d'éloquence, mais il a beaucou|> moins de voix.
0 la mémoiable séance! — M. de Malleville n'a pas voulu qu'elle se terminât sans (|n'on sut bien (|u'il ne manque rien an nouveau ministère. Le plaisant et le sérieux y vont de pair. C'est M. de .Malleville qui représente le genre tioubadonr. (iràces aux leçons (|u'il a prises à rOj)éra, il sera parfait dans sou emploi; mais nous voudrions (|u'il se décidât à mettre un justaucorps collant (|ui ferait ressortir tous les avantages de ses formes. Quant à la légèreté et à la grâce, aucun élève de Ma/.illier ne le surpasse; c'est l>' type de l'orateur demi-caractère. On peut dire qu'il a le rond de jambe incomparable et (|ne ses jetés-battus ne laissent rien à désirer, .\joulons (|u'il termine chacune de ses phrases par un sourin; de M. Pelit|)a.
Le discours de M. de Malhnille expliquait la présence du corps de ballet de l'Opéra dans les tribunes publi(|ues. Les dames étaient venues pour le débutant. .Nous sommes heureux de reconnaître (|ue M. de .Malleville a ubtenii tuiiles les s\mpalliies de la danse; coiuuk ni ilr> |nr> rassemblée lui aui.lilrlle re>i.te?A l.l lin dr MOI p,i<. M. <).• .M.d-
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k'villc A clé rappelé, et on lui a jdé dos avaiit-scéiics île droite un ordie
du jiiui' |)ui' cl simple, (|im1 a ramassé avec une modestie cliarmanle pour aller \i' nicllrc sur la lèh' du céiidirc Odiloii Uari'ol.
il ,lr,Oinl)l
Projet de loi sur l'impôt du c;l.
PaL'tisaus de la Coloune, réjouissez-vous! NOiei encore une des fautes de la révolution réparée! — l/Assemblée vient de voter la suppression du décret tlu gouvernement provisoire (pii abolissait rini[)ôtdu sel. — li est évident que le gouvernemeni provisoire, dans nu but que je vous laisse le soin d'expliquer, voulait gâter le |)alais de ses concitoyens. Pour peu qu'on l'eût laissé faire, nous devenions un pciple complèlement salé. Quoi! introduire le sel à vil prix dans la consommation, était-ce. je vous le demande, une clmsc raisonnable"? Songez-vous bien
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que les pauvres gens n'aiiraienl point taiilé à s'apercevoir que les pommes de terre avaient du tioùt ! Jusqu'où cette funeste habitude naurail-elle pas conduit la jio|)ulalion? l-lt que pourrait-on attendre d'une nation qui mettrait du sel au pot?
I.a question du sel était donc tout siinplciiionl une question de haute philosophie ; il ajqiartenait aux éennomislrs de l'Assemblée auxquels l'avenir de la civilisation est coiilié, de la traiter sons toutes ses faces. — La parole est an jeune Léon Faucher qui descend de iMalthns par les dames, quoiqu'il ne porte pas le nom de son aïeul! — Cet intéressant philanthrope avait, plus qu'aucun autre, le droit de parler du sel. Mais depuis qu'il est ministre des travaux j)ublics. M. Léon Faucher garde le sel pour ses discours. Nous ne saurions l'en hlàmer. car ils en auront sonvent besoin. M. Léon Faucher est ce qu'on peut justement appeler un homme de transition. 11 n'a point de passé, moins d'avenir encore; à ce double litre il entrait naturellement dans le nouveau cabinet. Après qu'il sera parti, il suffira de balayer l'apparlement; on réunira les balayures en un tas qui fournira pendant longtemps des objets d'un gros volume et de mince valeur au Ubre échange dont M. Léon Faucher est l'apôtre. — Si cependant on offrait à M. Léon Faucher du sel contre ses pioduits, quel parti prendrait-il , s'il vous plaît? Le voilà en désaccord avec ses convictions ou bien avec la politique de ses collègues. M. Léon Faucher unit à la prudence du serpent la réserve d'un économiste en ]ilace : plutôt que de se compromettre il sait se taire, ou, s'il parle, parler des chemins de fer à propos de l'impôt du sel. Ce jeune homme irait loin, s'il n'était arrivé si tôt (|u'il est déjà presque revenu.
C'est toujours un beau spectacle que celui d'un nouveau minisliedes finances à la tribune! Les représentants, même les |)lus désintéresses. ne peuvent s'empêcher de considérer l'homme du trésor comme un lingot, llabiluelletnent les ministres des finances n'ont ni ébxjuence, ni voix, ni orthographe, ils sont nièmi! un pcMi poussifs ; mais leur anlorilé sen accroît, et poui- peu ([iiils aient l'accent alsacien, ils deviennent des orateurs. Sons le pielexle ipi'ils ont une specialitc' qui résume toutes les autres, les ministres des finances possèdent le rare privilège de trancher toutes les questions auxquelles ils sont le pins élrangers : € Point d'impôt, point de gouvernement, c'est-à-dire point de fonctionnaires! » >L l'assv commence j)ar le dernier mot de t.es prédécesseurs. L'Assemblée a trouvé que M. l'assy était un orateur de beaiicnnp d'originalité; elle iw pouvait faire moins que d'encourager son déiiul en lui rendant «m impùl. — Ainsi l'on ri'connaîlra avr'c ncuis
5VH) I.ASSICMIÎLF.K NAÏIONM.I. (KiMIQL'E.
que lo décret du gouvcrncmonl jirovisoiro aura ôlé iino faveur loiil à fait particulière. Comme l'on ne devait cesser de percevoir Tiuipôl du sel qu'à dater du 1" janvier 1830, et qu'il a été rétabli aujourd'hui 27 décembre, il s'en suit que cet impôt aura été aboli sans avoir été jamais sup])rimé. — C'est très-fort!
Encouragé [)ar ce premier succès, un iMonsievu", plein de zèle, propose, sur-le-cbamp, le rétablissement do ranci(Mine taxe des lettres. M. Vezin, plus exalté encore, songe, h part lui, qu'on pourrait peut-être profiter de la circonstance pour redemander la dîme.
L'impCt sur le cel, — Amendemeni Anglade !
be ministère, sous la conduite du célèbre Odilon Barrot, l'ait son entrée de l'air triompbateur d'un gouvernement qui a remporté hier une victoire signalée sur l'anarchie du gouvernement provisoire!
Aussitôt un assez grand nombre de courtisans se sont précipités audevant du premier ministre pour lui présenter leurs hommages. — Merci, messieurs, leur a répondu Tliémis, vos félicitations ne me surprennent pas après celles que j'ai reçues aujourd'hui du barreau français. Je les accepte avec la conviction qu'il appartient à un homme comme moi de fermer le gouffre des révolutions. Ce rôle m'était destiné par la Providence, et il y a plus de quinze ans que j'attends l'occasion de le remplir. C'est pourquoi vos suffrages me touchent. Je suis également satisfait du discours qu'a prononcé hier l'honorable citoyen Passv à l'occasion de l'impôt du sel. Ouaut à moi, je n'ai pas pris la parole dans cette question subalterne, parce que je me réserve pour les manifestes. Il me paraît en même temps assez juste de laisser quelques discours à mes collègues. Ennemi de la tyrannie, je ne prétends point abuser de ma haute position ; vous voyez en moi , messieurs, le Barrot que vous avez toujours connu, homme grave et constamment fidèle à ses convictions successives. Mou but, je ne le dissimule point, est de m'égaler aux personnages de l'antiquité. Mais l'Iionorable M. Passy va se faire entendre de nouveau, je vous engage à l'écouler.
C'est alors que les courtisans, transportés par la réce|)tion que le célèbre Odilon Barrot avait consenti à leur faire, regagnèrent leurs bancs en se demandant les uns aux autres si Thémis n'était point encore plus affable que majestueux. Au même instant, M. Passy montait à la tribune :
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— Vous voyez ou moi, s'écria le minisire, un lioinme Uop lier d'èlre le collègue du célèbre Odilon IJarrol pour ne poinl compter sur vous. En supprimant hier le décret du gouvernement provisoire, ce n'est pas à moi seulement que vous avez fait plaisir; vous avez voulu oITrir un hommage à l'illustre Thémis; je l'ai parfaitement compris. Oserais-je vous prier d'achever de rendre vos devoirs à ce grand iiomnie , en vous joignant aux avocats de Paris, qui lui ont adressé au)ourd'luii une lettre de félicilalion touchante. (M. Barrot y est comparé à Sully et h Colhert, par une métaphore transparente). Permettezmoi de vous faire observer que si vous ne m'accordiez pas intégralement mon impôt sur le sel , notre cher Odilon Barrot pourrait en être vivement contrarié, puisqu'il est le j)ère du ministère, et que son âme, véritablement politique, doit souffrir de tout ce qui arriverait de désagréable à ses collègues. Dans resi)oir que vous prendrez à ce titre mon petit impôt sur le sel en considération, je médis, messieurs, votre très-humble et très-obéissant serviteur. — Passy.
Emu de la belle simplicité de ce discours, le citoyen Goudchaux a senti ses chiffres battre dans sa poitrine, et n'a pu résister au plaisir de déclarer publiquement que, quoiqu'il fût une soustraction de la veille, il estimait assez son successeur Passy , pour n'hésiter point à lui proposer de faire avec lui une addition du lendemain. Puis, ajoulat-il, quand le total sera posé, nous réunirons quelques financiers, et nous nous régalerons tous ensemble de la preuve. — Après ces mots, M. (ioudchaux a lait son petit salut et a reçu, eu retournant chez lui, l'approbation du célèbre Odilon Barrot. — 11 est évident , a daigné lui {lire Thémis, qu'un ministère comme le mien doit obtenir le concours de la haulc banque, et que je m'atleiuls à ne jamais éprouver le moindre échec. C est par celte confiance dans ma supériorité et par mon attitude, (|ue je me rappioche de jour en jour davantage des anciens héros de l'Iutarque.
Pendant <|ue le c(''l«hre Odilon Barrot prononçait dans linlimilé ces paroles mémorables qui n'uipiissaicnl d'admiration les courtisans voisins, le petit pèle Marrasl mettait aux voix un amendement du citoyen Anglaile, grâce à l'adoption duquel l'impôt sur le sel qu'on croyait intégralement rétabli par le vote d hier s'est trouvé- diminué de moitié.
— Kst-ce bien possible? s'est écrié le célèbre Oïliloii Barrot en entendant proclamer le n'-sullal du scrutin. Monsieur le pn-sident, l'Assemblée >'i'^l lr<im|M''e; xeuille/, je vous piic, recommenci'r le vote...
— Muiisiciir, a répondu gravement le petit pèr»; Mairast, mon As- ^••mblfc ne M' di'ilil j.im.ii^ . . . dau>< la même se-, uni'.
ô!)-2 i; A s s l£ iM B L É E i\ A 1 I (> N A I . i; ( , < » M i Q Ij !•:.
Là-diissiis le miiiistèie de Tliéinis a parti enlièrenient dessale.
De son côlé, le Monsieur île la laxe des lellres relire sa proposition sans qu'on s'en ajjerçoive; et M. Vezin \oit avec cliaurin (|u'il lui laul renoncer niomenlanéinent à la dîme.
2!) (liceiiibre.
Le ministère ne ec tient pas pour battu. — P.eprise du projet relatif aux impressions de l'AEsemblée.
Le célèbre Odilon Barrot avait cet air pensif (judu remarqua sur le visage d'Hippolyfe au moment où il sortit des portes de Trézène. Sa main laissait llotter les rênes sur ses collègues; ces superbes ministres, qu'on voyait avant-hier pleins d'une ardeur si noble obéir à sa voix, Tncil triste maintenant et le |)orlefeuille baissé, semblaient se conformer à sa triste pensée.
— Jeune Léon Faucher, dit- il enlin, vous eu qui l'expérience n'a point attendu le nombre des années, puisque vous avez déjà publié plusieurs gros livres (|ue personne n'a lus, adressez-moi la parole; je vous y autorise. 11 est bon que vous échangiez librement avec moi quelques avis utiles dans la circonstance embarrassante oi!i nous nous trouvons. Je cherche eu vain des exemjiles à suivre dans l'antiquité; l'antiquité ne me fournit rien. Je vais être forcé de créer un précédent historique. Mais quand je me demande quelle aurait pu être la conduite d'un premier ministre des anciens rois de Perse, d'Alexandre-le-Grand, de Numa-I'ompilius, ou des Ptolémées d'Egypte, s'il avait été placé par la politique de son temps et le vote de l'Assemblée nationale dans la position où je suis, je sens mon embarras redoubler. Vous me voyez, ô Léon Faucher, suera grosses gouttes comme Hercule lui-même après l'exécution de ses pénibles travaux. Une incertitude inusitée s'est emparée de moi. Je ne suis pas moins mal à mon aise que le 23 février, jour du banquet de la réforme vers lecpud mes convictions m'entraînaient, tandis que j'étais empêché par nui prudence de m'y rendre, ("ependant, mon inébranlable résolution est assez généralement connue. Je n'ai accepté les hautes fonctions dont je suis revêtu que pour mieux fairebriller mon caractère sous un nouveau point de vue; c'est pourquoi, ù jeune Léon Faucher, je suis plongé à l'heure qu'il est dans le doute le plus profond. Oue feriez-vous à ma place, si vous aviez obtenu , comme moi, dans la séance d'hier, une miiiorilé de47 vcix sur l'amendement Anglade*? Quel est cet Anglade?... Donnez-moi, mon vénérable ami. le conseil (|ue je voudrais recevoir de INiil.uque lui-même.
LA LO^ Si nu A M
-2it i»i:(;i;.Miti!L.
— seigneur, lépomlil le jiHinc Léon l'"aiielier, ne croyez pas qno la laihlesse puisse avoir accès dans le porlelouille d'un économiste. La seule chose que je ne consentirai jamais à échanger lihremenl , c'est le ministère que j'ai reçu de vous. Si vous vous en alliez, il faudrait que je partisse. Je n'hésite donc point à vous adjurer, au nom do tout ce qu'il y a de plus sacré dans l'antiquité, de rester. Il y va de votre gloire! si vous voulez être véritablement liéroï([ue, lialtilucz- vous à vous roidir contrôles majorités; c'est à ce titre que vous obtiendrez |)Ius lard de figurer en statue de grandeur naturelle sur les ])laces publi(|ues, et même d'être pris })0ur sujet de ([uel(|ue binne fonlaini! monumentale.
— (l'est bien, monsieur; ces paroles me décident. Je ne vous avais
cnnsullc. d'ailleurs. (|ne parc(; (|ne j'élais ccilain d'avance de la rc-ponsc ([Uf vous me fi-riez. Klancez-vous donc :i la tribune avec mon autorisation , et faites connaître à r.Assfiiiiiii'i' (|iic je suis à la tète du cabinet |iour plaire à M. Tbiers. et qu'on ne luCii leia point sortir en me diniiiMianl les impôts sur b' sel. .Mlr/. monsieur, et n'oubliez pas (|ne je vous rroule rn nuililant >nr 1rs grands rnsei;^iirniriils (juc je dois Icgnci- :i la poslé-riti' !
Kuilaïunn- par cr-lte courageuse evluutalion . le jeune L('-on lanclier a aussitôt |»i is la parole comme nu Arlaban , il piononcé un discours aussi exempt de droits de douaiu' (|ih; la chexlure de l'orateur parail l'èlie df ceux du peigiu'. Si le jeune l.ciiii l-.iucbiT se lail coilTer, c'est
r>fli i.'assi<:mbm:k natidnalf. r.oMiQi k.
liicn ccriaineincnt par un pcrriujiiicr lil)rc-écliangisl(\ — L'allilude du collègue de noire célèbie Odilon liirrot suffisait pour rassurer l'Asseml)léc sur les intentions du cabinet. Mais toutes les inquiétudes ont cessé quand on a appris de la bouche du ministre des travaux publics que l'excellent M. l'assy lui - même ne pouvait s'empêcher de considérer comme un succès llaiteur le vote que la chambre a bien voulu lui décerner hier. — Ainsi se trouvait confirmée l'opinion exprimée ce matin par les journaux dévoués au nouveau gouvernement que le ministère gagnera beaucoup dans l'estime publique à èlre en dissentiment avec l'Assemblée; et que sa vocation véritable doit èlre de lutter contre elle, et même de l'expulser pour plaire aux mânes du petit caporal.
Au moment où M. Léon Faucher achevait son discours, il s'est fait, dans la tribune des rédacteurs en chef, un mouvement si bruyant, qut; le président a menacé de la faire évacuer, lleureusemenl, l'incident n'a pas eu de suite. On a su que le bruit provenait d'un journaliste qui s'étail introduit sous le nom de Marrast, rédacteur du A'a<io)i«/ , et qui troublait tous ses confrères en blaguaiH !M. Sauzet, qu'il prétendait voir au fauteuil.
Si nous profitions de l'occasion pour reprendre un peu cette fameuse discussion entre les citoyens Leremboure et Bureaux de Pusy, relativement à la fourniture des impressions de l'Assemblée!... qu'en pensezvous? — ma foi cela tue le lem|)s, et ne fait de mal à personne.
5(1 (It'ceiiibre.
Changement de ministèrr. — - Interpellation de M. Bao relativement à l'amnistie.
Croiriez-vous que, pour ne pas rendre au citoyen président le petit service de tirer des archives de l'intérieur le dossier de l'échauffourée de Boulogne, qu'il voulait consulter, M. de Malleville a donné sa démission! — M. Bixio s'en va aussi, sous le prétexte qu'il est trop républicain! — Tout autre que noire célèbre Odilon Barrot aurait perdu la tète; mais lui, sans songer un seul instant à se dessaisir de sou cher portefeuille : — Vous le voyez, Léon Faucher, un homme comme moi n'est jamais embarrassé ! Je vous ai fait ministre de l'intérieur en récompense des conseils que vous m'avez donnés hier, et je ne crois pas avoir jamais à me repentir de mon choix, quoique vous soyez un peu maigre. Si j'ai regretté pendant quelques instans le départ de Malleville, c'est seulement à cause de la beauté de ses formes et de l'élévalion de sa taille. Dans une l'qjoqiu^ guerrière comme la nôtre, cel