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Les ChaljL'ils eurent le chagrin de n'oljlenir point de réponse des >érilables candidats. Ces candidats étaient al)sorbés par la pré])arali(Mi du discours que l'un d'eux allait être ohligé d'improviser, et (|ue tous les trois composaient d'a\ance, alin de n'être pas pris au dé[)our\u.
Pendant ([ue M. Boula\ trouvait cet exorde : — Citoyens, je suis heureux et tier <le l'honneur que vous xencz de me l'aire, — M. liaraguav se disait en Ini-nième : — Citoyens, c'est a\ec autant de ])onhcur (jue de licrté que je reçois l'honneur dont vous me comblez... — Ouanl à .M. ^ i\ien , en sa (jualitéde troisième candidat et d'orateur (|ui a toujours l'habitude d'allendre patiemment à la tribune que les mots huAiennent, il comptait un peu plus (|ue ses deux collègues sur l'inspiration du moment.
Mais à peine la séance était-elle conunencée , que M. IJaraguav a bien \u (|u'il lui était inutile de l'aire |)lus longtemps des elForts d'imagination. — M. Uoulav se Iransli^urail à Nue d'o'il pendant le scrutin ; il a fini par
boulonner sa redingote justpi'au nienlon : tout le monde le monirail du doigt : — .Mesdames. Nuilà noire \ ice-|)i-ésident.. . c'est ce gros monsieur à droite... — Si bien (|ue. lorsque le petit père .Marrast a proclamé l'élection aussi S(denncllemenl (|ue s'il se fùl agit du prix d'honneur des xétérans, M. Hoiday s'est préscnlé a\r'c la majesté de loul nu cnUM'il tiiuuiiipal a lui seid. — Nous ajciulcrons même c'est pcui-éhi' une réIlexidU un peu l'illr qui', dan- l'i'l.il de ^idliicillnn on i\i\,nl mi- moi éinniKMi liieii
4i8 I . • A S S K M B L i; 1 : iN A r 1 1> i\ A L I : ( : ( ) M I O L I : .
ruiluicll', il nous a iinoldnlairement rappelé le souvenir du célèbre plio(|ue ([ui (lisait : papa, très-distinctement. — Mais j'aime à reconnaître qu'il n'y a rien d'amphibie dans le petit discours que M. Boulav a prononcé ; et (jue par la sincérité et l'énergie du serment qu'il a prêté à la constitution , le vice-président a mis plus éloqucmment qu'on ne s'y attendait son cœur et sa vie. — à défaut de grande renonnnée, — au service lie la républi(jue.
Renvoi des prévenus du 15 mai devani la haule eour de justise.
riiémis était seul capable de s'eiiijiaicr de .M' Faxre, l'oialeur ù soiiiictles qui a jus(|u'à présent glissé comme ini serpent entre les doigts de tout le monde. Le dompteur, a\ec cette profondeur de vues qui le caractérise , a compris que ce serait se compromettre que d'avoir en publie l'air délie d'intelligence a\ec ^P Favre , et qu'il n'en tirerait un grand parti pour ses ]iri)iets qu'en se faisant attaquer par lui. Jeu de la jioliticjue et du sentiment toujours fort habile. La pensée en ile\ail \enir à un homme qui a la grande expérience des j)arlements, et qui reinonle pai' la tradition jusqu'aux tribunaux excejitionnels de 1815; — ainsi (jue le prou\e suflisamment la [iriqiosition qu'il a introduite de renvoyer les préxenus du 15 mai de\ant une haute cour de justice.
Il était réellement difficile de se ser^ir de M' J''a\re a\ee plus de bonheur cl (h' linesse (pie l'a f;iit aujourd'hui M. Barrot. .\près avoir pris lui-même une première fois la parole pour conlinuer a\ec M" Dupont de Bussac cl M" (Irémieux la discussion entamée hi(>i' en des termes judiciaires, connue les deux a\()cats, dont l'un est fort habile et l'autre sentimental à sa manière, avaient la faiblesse de laisser entendre que le tribunal su- |irème, dont on veut gratifier les prévenus de mai ne saurait leur être a[q)li(|ué légalement, sous le prétexte assez jtlausible (pi'il n'a été institué dans la constitution qu'après l'attentat, notre célèbre Odilon Barrot s'est enlin écrié: — Ah! je^ous en supplie, messieurs, élevons le débat. Laissons là le code, la jurisprudence et toutes les formes surannées de la justice subalterne, l^a position des prévenus n'est point ce qui doit aous inquiéter. Il s'agit véritablement ici de celle de mon cabinet. Je l'amène la question sur son véritable terrain. Suis-je oui ou non un pouvoir fort? .Messieurs, toute la f[uestion est là. Ouant aux personnes f[ui croient <pie je montrerai un iiiv|,iul (le faiblesse, elles se li'oiiipiiil aiiK'reineiil . La force est mon