‹ Assemblée nationale comiqueChapitre 82 sur 114 · I..\ (.((NSTinAMi:. 23JANVIi:i'. 42<J · texte numérisé non relu

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t'Iément naturel; je suis décidé à iléployor une énerji,io indoniptalile , qui n'a jamais cessé délie daus mon caraclère, et sans laquelle je ne pourrais pas rester pendant dix ans , ainsi que j'en ai fait la promesse à plusieurs de mes amis, à la tête du ministère ! Réflécliissez-y, messieurs, la force (le mon cabinet fait la force du pouvoir, qui fait la force du gouvernement ! Oue demande la France? Klle demande un gouvernenu'nt fort. Je me crois appelé à satisfaire cette impérieuse réclamation. Mon énergie redouble à chaque instant , et je connnence à faire trendiler mes adversaires par le seul froncement de mon sourcil. Je ne crois pas (pie ce soit dans cette circonstance solennelle (ju'on doive un seul instant s(^ préoccuper de misères par-dessus les(|uelles Brid'oison, — tout ami (ju'il était dt; la forme, — a plus d'une fois passé.

L'effet produit par cette improvisation brillante était tel, que le sublime orateur a cru s'apercevoir (pie si l'on procédait immédiatement au vole , son projet de tribunal suprême allait cire repoussé. AussittU il a fait un signe à M'' Favre, qui, fidèle aux instructions qu'il avait reçues , et tenu d'ailleurs en respect par le regard fascinateur de Tbémis, a feint , pendant près d'une heure, avec un rare talent de dissimulation, de condialtre la proposition du gouvernement. — Son discours asnffipourla faire ad(qiler immédiatement par l'assemblée. — C'est ainsi que l'espoir fondé par Odiion Harrot sur le concours de M' Favre s'est trouvé complélement justifié.

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