Cauwès, Cours d'économie politique, t, 1%, p. 149. À
« colonie, établissement public) en vue de la satis- « faction d’un besoin collectif » (1).
Mais 1l faut bien se garder de croire que l'Etat ou les groupements politiques doivent se charger de tous lès besoins collectifs. Ce serait grossir outre mesure les attributions des corps politiques et oublier la vérité fondamentale que nous avons déjà mise en lumière, à savoir que les besoins collectifs sont satisfaits par la collaboration de l'Etat, des groupements politiques et des groupements sociaux.
L'histoire nous prouve que bien des fonctions qui aujourd’hui appartiennent à l'Etat furent remplies jadis par des associations. Il nous suffira de citer, le service de l'assistance publique où l'Etat joue un rôle si considérable dans la civilisation moderne et qui fut pendant longtemps l’œuvre exclusive des associations religieuses : ordres monastiques, confréries, etc.
On retrouve dans l’organisation de tout service public trois éléments essentiels : L° un personnel de fonctionnaires ou employés, nommés par l'Etat ou par un collège électoral; 2° des moyens matériels (bâtiments, mobilier, approvisionnements, etc.) ; 3° des moyens financiers pour subvenir aux dépenses du personnel et du matériel. Ainsi le service de l'instruction primaire suppose un personnel d’instituteurs, des maisons d'école et un budget.
À chacun de ces éléments essentiels correspondent
1. Hauriou, Traité de droit public et administratif, 3e édit., p. 235 et suiv.