‹ Assurances Contre l'Incendie Étude Comparée des Systèmes d'Assurances Publiques et des Systèmes d'Assurances PrivéesChapitre 23 sur 108 · LT O RE · texte numérisé non relu

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nature entre le billet de banque et les effets de com-

merce.

Donc l’idée qu’un acte du souverain crée la monnaie, qu'il peut donner à un morceau de papier ou de métal telle valeur qu'il lui plait, est en contradiction avec les principes économiques et avec les

données de l’histoire.

15. Les développements dans lesquels nous venons d’entrér vont nous permettre de trancher une question qui nous servira d’utile transition aux matières, qui font le principal sujet de notre étude. Il s’agit de la question si souvent agitée de la contribution des compagnies d’assurance-incendie à l’entretien des sapeurs-pompiers. À

Ce problème est d'une grande importance pour notre étude, car il permet de déterminer nettement ce qui, relativement au sinistre d'incendie, doit être considéré comme service public et ce qui, dans Île même domaine, doit rester confié à l'initiative privée.

Un auteur allemand (1), soutient que l’assurance

n’est qu'une branche particulière parmi les métho-,

des imaginées pour triompher des hasards dangereux, qui menacent l'humanité, Il y a, dit-il, deux autres remèdes contre les sinistres. On peut d’abord, empêcher l’événement fâcheux de se réaliser, et, d'autre part, si malgré toutes les précautions prises,

1. Emanuel Herrmann: Die Theorie der Versicherung vom wirthschaftlichen Standpunite.

le sinistre se réalise, on peut au moins lui empêcher d'élendre ses ravages et supprimer toute circonstance de nature à favoriser son extension. L’assurance n'intervient que tout à fait comme dernier re= mède et pour réparer les conséquences du sinistre, qu'on n’a pu éviter. Ainsi donc: prévenir le danger, le circonscrire dans des limites aussi étroites que possible, enfin réparer ses conséquences dommageables : voilà l’œuvre sociale à réaliser en face des fléaux, qui menacent l'humanité.

Un économiste que nous aurons souvent l’occasion de citer, le professeur Wagner (1), a tiré d’audacieuses conséquences de la théorie que nous venons de citer. Il soutient qu'il y à solidarité absolue entre les trois méthodes précédentes et que l'Etat qui organise la lutte contre l'incendie, tant par des mesures de police pour la surveillanee des immeubles dangereux au point de vue du feu que par l’organisation des compagnies de sapeurs-pompiers et le service des eaux, doit logiquement organiser le service des assurances.

On ne saurait trop insister sur les dangers de la doctrine que nous venons d’exposer parce qu'elle est générale et peut servir d’argument en faveur de l'exploitation de toutes les branches d’assurances par l'Etat. En effet, on peut dire que l'Etat joue un rôle qui rentre dans ses attributions de police et qui consiste à prendre toutes les mesures nécessaires pour écarter de la collectivité les dangers qui

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