Gauvin, L'Etat assureur
Déroulède 8
fondées en France depuis la même époque. Leur nombre s'élève à 200, or en 18992, il n’en existait plus que 51.
Doit-on s’étonner de ces résultats avec une industrie qui exige dans sa gestion une vigilance très grande et où la part du hasard est si considérable ? Ainsi l’année 1898 s’est signalée par une aggravation de sinistres, qui se chiffre par une dizaine de millions de plus que l’année précédente.
Dans ces conditions peuvent seules réaliser des bénéfices, les compagnies qui jouissent d’une gestion irréprochable et où les principes techniques de l’assurance sont scrupuleusement observés. Et encore même pour les compagnies les meilleures les bénéfices sont-ils peu considérables. « Alors que, dans « la plupart des industries, on considère 10 0/0 « comme un minimum légitime de gain, eu égard au € travail fait et au risque couru, les compagnies « d'assurances n’ont gagné pendant la période 1879- « 1893 que 5,92 0/0 des primes brutes et 6,74 0/0 « des primes nettes. C’est pour une industrie aléatoire « un bénéfice faible » (1).