‹ Assurances Contre l'Incendie Étude Comparée des Systèmes d'Assurances Publiques et des Systèmes d'Assurances PrivéesChapitre 49 sur 108 · Quand on étudie l’histoire de l'assurance, on · texte numérisé non relu

Quand on étudie l’histoire de l'assurance, on

est frappé par ce fait, que dans les organisations rudimentaires d’assurance-incendie, la classification

des risques est inconnue, et, qu’au contraire, le progrès de l'assurance consiste à répartir le fardeau des primes suivant le risque couru.

Les clauses des polices d'assurance distinguent un grand nombre de risques. Cette classification est le résultat d’une longue expérience. Il était impossible de déterminer à priori la nature des risques. On ne pouvait faire à l’origine une énumération assez complète pour embrasser toutes les choses assurables. Il fallait pourtant tout cela pour établir une classification rationnelle, de façon à frapper chaque objet d’une prime correspondant à la gravité du risque. Aussi au début les compagnies d’assurances ont-elles dû procéder par voie de tâtonnements. Aujourd'hui elles ont un puissant auxiliaire dans la statistique, mais une classification rigoureuse des risques est impossible. La même industrie peut présenter les risques les plus divers, suivant qu’elle emploie dans les différents établissements, où elle se pratique, des méthodes plus ou moins perfectionnées de fabrication, des moteurs plus ou moins puissants, des quantités plus ou moins grandes de matières premières, des systèmes d'éclairage ou de chauffage plus ou moins bien installés.

Ce n’est pas tout, le risque est l’objet de changements continuels. Tous les principaux types de risques sont soumis à des variations considérables, par suite du progrès des mœurs ou de l'industrie. Aussi l’assureur pour se tenir au courant est-il tenu

une grande vigilance et ses efforts incessants

donnent parfois de très beaux résultats. Une bro-

chure, publiée en Allemagne à l'occasion du cin-

quantième anniversaire de la fondation de la société de Magdebourg, montre quel soin et quelle activité incessante les compagnies d’assurances doivent

déployer pour tenir à jour leurs statistiques et

leurs classifications de risques.

« La société, dit cette brochure (pages 63 et suiv.), possède les plans groupés de 3.000 viiles et villages en Allemagne, Danemark, Suède, Norwège, Belgique et Russie; les frais occasionnés de ce chef atteignent environ 500.000 marks. A cela il faut ajouter Les plans d'établissements industriels, faits par nos agents généraux et inspecteurs. Enfin 1l y a les renseignements statistiques, commencés en 1851, et qui donnent, à l’aide d’un questionnaire imprimé, une image du caractère d’une localité. Nous possédons à cette heure environ 45.000 de ces rapports, et ils sont sans cesse renouvelés, corrigés, tenus à jour.

«Pour compléter toute l'œuvre, nous avons encore le contrôle proprement dit des pleins (1), qui est fait présentement par 19 employés à l’aide des feuilles locales. Ce sont des registres pour toutes les opérations d'assurances ; ils ont été commencés à la fondation de la société, au début, sous forme de livres. Avec le développement des

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