On entend par «plein » le maximum qu'un assureur
prend à sa charge ; passé le plein, il réassure,
affaires, cette forme devint incommode, et en
1854 nous adoptâmes le système actuel des feuilles « détachées. Chaque risque a sa feuille où sont ins-
crits : la situation du risque, le montant de la « somme assurée et les sommes réassurées, ainsi
que tous les changements. Ces feuilles sont ran- « gées dans des cartons classés par ordre géogra-
phique ; nous possédons actuellement 899 de ces « cartons avec 50.201 feuilles ».
On comprend après cela comment il se fait qu'une société qui travaille avec un capital social de 15 millions de marks dont 3 millions versés, et qui possède, en outre, un fonds de réserve d’un million et demi et une réserve de bénéfices de 2.392.464 marks, ait pu prendre à sa charge en 1893 les risques de 991.158 polices pour 9.296.489.573 marks et payer en sinistres 18.423.573 marks.
C'est cette activité incessante dans l’organisation et la mise à jour des tarifs qui permet aux sociétés de prospérer et de tenir le prix de l'assurance en rapport avec la gravité où avec la diminution des risques. Ainsi en France les compagnies ont souvent modifié leurs tarifs en faveur des assurés en tenant compte des progrès réalisés dans la construction ou dans l'aménagement des immeubles. Voici deux exemples empruntés aux tarifs régionaux du syndicat :
“ue. AR Ve elite 1895 Tarif de l'Oise / 0,50 0/00 0/00 0,30 0700 0/00 autrefois 1895
Tarif de Paris ‘0,20 0/00 0,10 0/00