‹ Assureurs américains et assurés françaisChapitre 24 sur 44 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

l'effort collectif de défense les syndicats

SOMMAIRE. — L'Union des syndiqués rfe TEquitable. — Le président Duboin. — Le mouvement à enrayer. — Le comité français des assurés aux compagnies américaines circulaire et membres du bureau. — Nécessité d'un or\ ganisme nouveau ; actuaires et sollicitors. — Les fam ses assurances démasquées. — Les assurances françaisel estimées à leur juste valeur.

Qu'il s'agisse de la Mutual Life, de la I\ew-York ou de V Equitable., les assurés français n'ont donc pas à s'inquiéter de cett panique d'insolvabilité qui avait frappé tou les cerveaux au début des révélations de la première heure.

A l'égard de la New-York ei de l'Equitable, ils vont pouvoir, en outre, se rassurer, grâce au contrôle efficace de la protection légale française.

Mais ils doivent comprendre, ces assurés, que leur efïort individuel est insuffisant, et que la protection légale, si énergique qu'elle soit, ne doit pas être considérée comme le seul complément nécessaire de l'initiative individuelle.

Il faut, pour que la sécurité soit complète, ajouter à leur propre vigilance et à celle de rÉtat une surveillance de tous pour tous, Teffort syndical.

Dès les premières dépêches des feuilles américaines, un syndicat appelé : Union des assurés français de VEquitable s'était formé 9, rue de la Ville-rÉvêque ; au cours des

chapitres qui précèdent, il a été relaté que le président de cette Union était M. Duboin, conseiller à la cour de cassation, et que l'un de ses membres était M. Guernier, professeur à la faculté de Lille, actuellement député d'IUe-ct-Vilaine.

L'histoire de ce syndicat fut assez mouvementée. Dès le début, le directeur français de V Equitable crut devoir dénoncer M. Duboin au garde des sceaux comme propagateur de fausses nouvelles et d'imputations ca^ lomnieuses.

Mais M. le conseiller Duboin riposta et un jugement du tribunal civil de la Seine intervint qui rétablit la pleine et entière bonne foi de rhonorable magistrat.

Cette passe d'armes judiciaire parut absorber d'ailleurs pour un temps l'activité du syndicat des assurés. Malgré une visite au ministre du- Commerce (ii décembre 1900), en vue de réclamer une prompte application

de la loi de contrôle, — en ce temps-là si menacée, — il ne paraît pas que les plans de campagne syndicale fussent très nets ni très énergiquement suivis.

On chercherait en vain Télan qui, à la même heure, se produisit parmi les syndiqués américains ou les syndiqués anglais, élan qui aboutit à un essai de fédération internationale.

Ce mouvement si franchement actifàTétranger suscita chez nous une seconde tentative d'organisation. Le i^*" août 1906, le comité national français des assurés aux compagnies américaines d'assurances mutuelles sur la vie avait distribué au public une circulaire où nous lisons ces mots : « Que les compagnies américaines maintiennent ou non leurs agences en France, qu'elles entendent ou non

26é ASSUREURS AMERICAINS ET ASSURES FRANÇAIS

nous priver des avantages consentis en apportant des modifications aux polices actuelles, il est grand temps que les assurés de notre pays s'unissent comme l'ont déjà fait les assurés américains, anglais, allemands, autrichiens, afin d'empêcher le retour de pareils errements ; la loi américaine leur en donne les moyens. »

Le comité signataire de la circulaire précédente était composé de :

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