‹ Asthme et PuérperalitéChapitre 9 sur 19 · MANS · texte numérisé non relu

MANS

duellementla distance ; je fus assez heureux pour constater qu'il n'y avait pas d’excitation au début, mais qu’au contraire le spasme diminuait lentement de violence. Je ne l’anesthésiai pas complètement, car, l’attaque se calmant, elle s’endormit doucement par suite de sa grande fatigue et de l'épuisement produit par un si long et si pénible effort.

« Elle eut un nouvel accès un peu moins grave à la fin du sixième mois et un autre très grand à la fin du septième : celui-ci, après l'avoir maintenue un certain temps dans un état asphyxique, céda au chloroforme. Cette fois je l’administrai plus tôt, mais comme prêécédemment avec de très grandes précautions. Il me fallut pousser jusqu’à l’anasthésie complète pour arriver à un calme suffisant. Elle eut de nouveau une crise à la fin du huitième mois, et une assez forte juste au moment du travail.

« L'accouchement se montra le remède le plus durable, car la délivrance n’était pas plutôt faite que tous les symptômes disparurent et sa respiration, depuis cette époque, devint calme et tranquille comme par le passé. — L'enfant était petit, mais bien conformé et plein de santé ».

Comme on le voit, la crise d’asthme fut chez la malade de Hyde Salter un véritable signe de grossesse. — Ainsi que le fait parfaitement remarquer l'auteur, les principales particularités des faits qu'il cite sont les suivantes :

1° Soudaineté de l'attaque qui, comme la suite le prouva, avait coïncidé avec la conception ;

Page 1