‹ Asthme et troubles vaso-moteursChapitre 17 sur 34 · LISE · texte numérisé non relu

LISE

faible sur le rythme : de 72 à 70, un effet nul sur l'indice oscillométrique qui reste bas comme avant l'épreuve : 0,5.

Le métabolisme basal est sensiblement augmenté + 28,2,

Cholestérine : 1 gr. 60 ;

Acide urique : O gr. 036.

L'orthodiagramme a montré que cœur et aorte étaient Ge dimensions normales.

La radiographie des poumons montre la tendance à l'horizontalité des côtes, un hémidiaphragme droit un peu festonné, avec un parenchyme sain.

Traitement : Les crises dyspnéiques étaient heureusement influencées par l'Evatmine etles migraines par l'aspirine.

Une cautérisation des cornets n’est suivie d'aucun résultat et la malade insiste sur le fait que même après cette intervention elle souffre, lorsqu'il fait froid, d'une obstruction complète du nez, l'obligeant à respirer exclusivement par la bouche, et qui cède très vite à la chaleur.

Un essai de traitement par le tartrale d'ergotamine, sous forme de gynergène reste sans effet.

En résumé il s'agit d’une malade qui présente à la fois des crises d'asthme, des migraines, et aussi de l’urticaire, Il est a remarquer que les migraines sont devenues moins fréquentes à partir du moment où les crises d'asthme au contraire se sont muliipliées. Une sorte de balancement s’est produit entre les deux syndromes. Le réflexe oculo-cardiaque est indifférent, le métabolisme à peine supérieur à la normale, alors qu’on pouvait s'attendre à une réaction sympathicotonique, si fréquente chez les migraineux. Et ceci nous explique sans doute l’action nulle du gynergène dont on connait bien l’action fréuatrice sur le sympathique.

L'absence de troubles digestifs et hépatiques, le

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chiffre normal de la cholestérine ne permettaient pas non plus de rattacher les migraines à une insuffisance hépatique.

Obs. IV. — Mile D... 32 ans.

A présenté sa première crise d'asthme en mai 1879 avec d'emblée les caractères suivants, qui n'ont jamais varié : la crise débute par des quintes de toux, bientôt suivies d’une dyspnée avec orthopnée et bradypnée ; l'inspiration est aussi pénible que l'expiration. Dès le début de la crise apparait upe expectoration abondante, mousseuse, blanchâtre avec présence de petits amas perlé. Sans traitement, l'accès dure 2 à 3 heures.

Ces crises d'asthme vrai ont été précédées, pendant un an, à partir du mois d'août 1928, de rhinite et de trachéo-bronchite spasmodiques avec toux coqueluchoïde mais sans dyspnée importante. Elles ne sont pas influencées par les saisons, les circonstances atmosphériques, mais elles sont souvent déclenchées par la fumée du tabac, lingestion de certains aliments comme les épinards qui, en outre, provoquent des vomissements. Surtout elles subissent une aggravation au moment des règles qui sont devenues très irrégulières depuis l'apparition des crises d'asthme. La malade a été règlée d’ailleurs à un âge normal : 13 ans, mais pendant longtemps, seulement toutes les 5 semaines.

D'autre part avant d'être asthmatique, la malade souffrait de violents maux de tête, à peu près quotidiens, qui ont totalement disparu en même temps qu'apparaissaient les crises d'asthme.

Dans les antécédents on relève : des crises d'asthme chez un grand-père, des migraines chez deux sœurs.

Examen : Aspect de jeunesse anormale. Poids : 49 kg.500 Type infantile des mains. Très bonne dentition.

Poumons : Grosse part de bronchite. Nombreux sibilants,

Radiographie : Thorax allongé. Cœur en goutte. Parenchyme normal.

Métabolisme basal : 38,9, en augmentation de 6,5 7 sur la normale.

Calcium sanguin : 0,10

Potassium : 0,192

HRRCSSREUES Rapport re IE 1,82

L'examen du nez a montré l'existence d’une crête de la cloison à gauche,mais cependant une bonne perméabilité nasale.

Traitement : Un essai d'auto-hémothéraphie (8 injections) est resté sans résultat. Même, les crises ont été exacerbées, s'accompagnant de vomissements.

Les extraits ovariens n'ont donné aucune amélioration.

Une cure au Mont-Dore a plutôt aggravé les crises, pendant et après ce séjour.

L'iodure de caféine (eupnine) soulage les crises, de même que l'évatmine dont l'effet est immédiat. Il est curieux de noter que l’éphédrine ne soulage aucunement la dyspnée mais par contre provoque des nausées et parfois même des vomissements.

En résumé chez une malade bradytrophique, apparaissent tardivement des crises d'asthme qui mettent fin à une longue période pendant laquelle cette malade souffrait de migraines. D'autre part l'apparition des crises d'asthme a coïncidé avec des troubles des règles et les extraits ovariens sont restés sans effet sur l’une comme sur lautre de ces deux manifestations. Enfin, soulignons le caractère familial de cet asthme et de ces migraines et la période prémoniloire de coryza et de trachéo-bronchite spasmodiques qui a précédé l’apparition des crises d’asthme.

RS

Obs. V. — M. Pag..., 60 ans, manœuvre.

Vient consulter le 5 avril 1930 pour des crises d'asthmé dont il souftre depuis 20 ans.

Elles se produisent de façon assez irrégulière : plus fréquentes l’hiver où elles sont mensuelles que l'été où l'état du malade est nettement meilleur. Le froid, la pluie, le vent surtout constituent des causes provocatrices habituelles. Par contre, les crises ne sont jamais suscitées par l'absorption de certains aliments, ni par des odeurs quelconques.

La crise est toujours nocturne et débute brusquement. La dyspnée est très vive avec orthopnée ;le rythme respiratoire est accéléré. Des phénomènes sécrétoires accompagnent la crise : une rhinorrhée très marquée, du’Catarrhe oculaire, une expectoration assez abondante, visqueuse et filante.

Durée 1/2 heure à 1 heure, un peu écourtée par l'usage de cigarettes anti-asthmatiques,

Depuis quelque temps, la dyspnée ne cède plus complètement en dehors des crises : une gêne respiratoire continue s’est installée, plus marquée encore à l'effort.

Le malade est rhumatisant : il souffre de douleurs à l'épaule, dans les genoux, la région lombaire (pas de lithiase rénale).

Mais surtout il est sujet aux migraines, lesquelles s'accompagnent de crises diarrhéiques et de vomissements.

Rien de spécial à signaler dans les antécédents.

Radiographie du thorax : Obliquité marquée des côtes à gauche. Hiles chargés surtout à droite avec arborisations broncho-vasculaires surtout dans le lobe inférieur. Cœur un peu dilaté, avec débord net des cavités droites.

Pourcentage leucocytaire : d

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