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En résumé : Coexistence d’asthme et d'urticaire. Influence endocrinienne nette {crises d'asthme apparues au début d’une grossesse, troubles des règles), vagotonie marquée (réflexe oculo-cardiaque très positif, vomissements pendant les crises, efficacité de latropine). Insuffisance hépatique probable (crises provo-
quées par l’ingestion d'œufs). Migraines.
Obs. XI. — M. Gour..., 48 ans, employé à la T. C. R. P.
Vient consulter le 11 avril 1930 pour des crises d'étouftement dont la première remonte à 3 ans.
Causes provocatrices : Les crises sont plus fréquentes l'été que l'hiver. Elles éclatent surtout quand le malade est dans un endroit renfermé; c’est ainsi qu'il lui arrive souvent d'être incommodé quand il se trouve à l'intérieur. d'une voiture où de nombreuses personnes sont assises. Influence marquée de la fumée et des odeurs d'essence.
Caractères de la crise: Surviennent vers la fin de l'aprèsmidi ou la nuit. Polypnée avec gène surtout inspiratoire. Impression de poumon dilaté au maximum. Toux quin-
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teuse, coqueluchoïde, ramenant une expectoration abondante muco-purulente. Catarrhe nasal et surtout oculaire :
Durée moyenne : 2 à 3 heures.
Entre les crises, persiste une légère gène respiratoire, surtout l'après-midi.
Traitement: Pas de thérapeutique spécifique mais seulement révulsion par Cataplasmes et ventouses, potions expectorantes.
Equivalents : Rhinite spasmodique A subi, l’année dernière, une intervention nasale, dont il ne peut préciser la nature, qui l’a amélioré. Trachéo-bronchite.
Parentés morbides : Avant qu’apparaissent les crises d'asthme, le malade depuis plusieurs années présentait fréquemment de l'urticaire. |
En 1922: Première crise de goutte qui aurait duré deux mois; seconde attaque en 1929, et une troisième en janvier
Antécédents personnels: Crise de rhumatisme articulaire aigu en 1914 avec complications cardiaques et pleurales
En 1917, pneumonie sévère avec albuminurie et ictère. 3 aus plus tard : Congestion pulmonaire.
Poussées fréquentes de furonculose.
Antécédents héréditaires: Le père et la mère du malade étaient tous les deux asthmatiques. Un frère et une sœur peut être tuberculeux.
Examen : Rien à signaler au point de vue pulmonaire tant cliniquement que radiologiquement.
Expectoration: Quelques éosinophiles.
Pourcentage leucocytaire;:
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Cholestérine : 2 gr. 25.
Acide urique : 0.075.
Réflexe oculo-cardiaque :
Avant la compression, pouls à 87, indice: 3.
Après la compression. pouls à 85, indice : 4.
En résumé ce malade présente réunies des crises d’asthme et d’urticaire. Pas d’orientation nette vers la sympathicotonie ou la vagotonie. Troubles bumoraux altestés par les crises de goutte, lé chiffre élevé de la cholestérine et de l’acide urique dans le sang.
Obs. XII. — M. Ver... 35 ans, sertisseur. Souffre de crises d'asthme depuis l’âge de 20 ans. Les crises qui autrefois étaient très espacées tendent à se reproduire de plus en plus fréquemment, pour devenir presque quotidiennes depuis 1929.
Causes provocatrices : Surtout le froid ; l’été, en effet, le malade reste quelquefois sans présenter d'accès pendant huit ou quinze jours. Rôle plus secondaire de l'humidité.
Il semble que le climat marin soit favorable. Influence nette des odeurs, il ne peut pénétrer dans un cabinet de débarras sans être pris d'une crise immédiate.
Influence alimentaire nette : ingestion de poisson, d'œufs, ou même de mets préparés avec des œufs Cependant on ne note pas de troubles digestifs, sauf une certaine somnolence après les repas.
Caractères des crises : Nocturnes, débutant régulièrement entre 1 h. et 3 h. du matin.
Elles sont précédées, au moment du coucher, par de la céphalée, des éternuements en salve avec congestion conjonctivale.
La dyspnée dure environ deux heures. Une expectoration peu abondante, faite de crachats perlés caractéristiques, y
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met fin. D’ailieurs, habituellement, le malade écourte ses crises à l’aide de poudres ou de cigarettes antiasthmatiques. Ïl a eu rarement recours aux injections d'adrénaline. Un peu d'oppression persiste le lendemain de la crise.
Equivalents : Rien à signaler ea dehors des épanchements en salve, prémonitoires de l'accès.
Parentés morbides : Les ingestions de poisson ou d'œufs qui déterminent souvent les crises d'asthme, déchainent au contraire, d'autres fois, des éruptions d'urticaire. Et si, par hasard asthme et urticaire surviennent en même temps, l’'éruption urticarienne est alors très légère.
Eczéma dans l'enfance.
Rhumatisme chronique des genoux.
Antécédents héréditaires : Père asthmatique, mort à 60 ans d'insuifisance cardio-rénale Mère a présenté une coxalgie dans l'enfance. Le frère du malade est très sujet à l’urticaire. Sa sœur souffre de congestion de la face avec rougeur après les repas.
A signaler l’âge assez avancé dés parents au moment de la naissance de notre malade : Le père, 40 ans ; la mère 36 ans.
Antécédents persennels : Scarlatine, rougeole, fièvre typhoïde dans l'enfance. Diphtérie à 25 ans.
Syphilis contractée pendant la guerre, secondairement par conséquent à l'éclosion de l'asthme. A été soigneusement traité, notamment par les arsenicaux qui ont été bien tolérés. ;
Examen : Extrême nervosité, gros troubles vaso-moteurs. Rougit facilement.
Poumons : Rien de spécial à l'examen clinique.
Radiographie : Côtes horizontales avec élargissement des espaces intercostaux.
Examen du nez : Crête de la cloison à droite, avec épine proéminente du même côté.