‹ Asthme et troubles vaso-moteursChapitre 21 sur 34 · CERF · texte numérisé non relu

CERF

Métabolisme basal : 39,1 ; résultat sensiblement normal :

Cholestérine : 1 gr. 55; |

Acide urique : 0,055 ;

Sang veineux : Calcium 0,111 ;

Phosphore : 0,187.

Réflexe oculo-cardiaque :

Avant la compression : Pouls à 78. Indice : 4,5 ;

Pendant la compression : Pouls à 70. Indice :55;

soit un ralentissement de 8 qui indique une tendance lÎégère à la vagotonie.

Le malade a été opéré le 28 novembre : résection de la crête de la cloison. Depuis cette intervention, les crises d'asthme n'ont pas réapparu, malgré un épisode grippal récent : une expectoration légère persiste, non perlée, mais muco-purulente, en rapport avec la bronchite grippale.

En résumé 15 ans de crises d'asthme auxquelles une intervention nasale a mis fin, au moins momentanément. Multiplicité des causes provocatrices, mais à souligner l'influence alimentaire qui se traduit aussi bien par des manifestations respiratoires que cutanées (urticaire). Caractère héréditaire et collatéral de Pasthme et de l’instabilité vaso-motrice. Vagotonie fruste.

Ces quatre observations nous montrent la coexistence ‘chez un même malade de crises d'asthme et d’urticaire, et d’ailleurs nous pouvons remarquer également chez trois d’entre eux (Obs. IX, X et XIT) une tendance migraineuse.

Nous avons mentionné, au début de ce travail, la ten-

dance ancienne de certains auteurs expliquer la crise d'asthme par un urticaire frappant la muqueuse bronchique. Et de fait, de puissants arguments nous semblent justifier cette manière de voir :

1° L’alternance des syndromes asthme et urticaire dont l'observation est monnaie courante. L'existence d’urticaire des muqueuses de la cavité buccale où elle donne de la rougeur, de l’œdème s’accompagnant parfois de troubles de la déglutition, — du larynx d’où des troubles de la phonation, — des fosses nasales, — des bronches, véritable carrefour où les deux syndromes : asthme et urticaire s’identifient ;

2° La même base anatomique : nous avons insisté sur la congestion de la muqueuse bronchique dans la crise d'asthme. Or dans l’urticaire il s’agit également d'un trouble vaso-moteur. Histologiquement en effet, l’urticaire se traduit par une congestlion locale des vaisseaux cutanés avec une exsudalion séreuse dans le corps papillaire gagnant l’hypoderme et plus rarement l’épiderme, celte exsudation nous semblant l'homologue des troubles sécrétoires de l'asthme ;

3° Les mêmes circonstances cliniques :

Début brutal dans les deux cas, même état de malaise, de caraclère angoissant de la crise qui dans l'asthme se surajoule à la dyspnée, comme il se surajoute dans l’urticaire aux sensations de prurit et de cuisson. Même durée : quelques heures; et même tendance récidivanle ; |

4° Les circonstances éliologiques sont également semblables :

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