‹ Asthme et troubles vaso-moteursChapitre 31 sur 34 · PEER · texte numérisé non relu

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de certains cas d'asthme qui ne font pas leur preuve, à pu vérifier, à tout coup et un grand nombre de fois, cet aspect hyperémié et œdémateux de la muqueuse des bronches. Considérant que la selérose pulmonaire constitue dans l’immense majorité des cas cette épine qui localise au niveau du poumon l'effet des désordres humoraux et nerveux qui président à l’éclosion de la crise d'asthme, nous nous sommes demandé si dans celte sclérose n'existait pas quelque facteur qui nous rendît compte de l’intensité de ce trouble vaso-moteur. Nous avons donc examiné à Ce point de vue particulier, une série de coupes histologiques de poumon scléreux quelle que soit d’ailleurs la cause de cette sclérose : emphysème, syphilis, bronchite chronique, tuberculose dans sa forme fibreuse. C’est ainsi que sur toutes ces coupes nous avons été frappé par ce caractère spécial de la sclérose pulmonaire, à savoir l'existence d’un tissu embryonnaire très vascularisé, sillonné de néo-vaisseaux saillants et dilatés ou anastomosés en tout sens comme un véritable angiome (Hanot et Gilbert, P° Bezançon).

Ayant ainsi prouvé la réalité du trouble vaso-moteur bronchique dans la crise d'asthme, nous étant d’autre part rendu compte de la cause de son intensité à la faveur de cette étude anatomique du poumon asthmatique, nous avons montré comment, en clinique, dans certaines formes d’asthme, il se traduisait de façon par: ticulièrement nette : chez l’enfant où le facteur conges-

tif est si apparent, el chez l'adulte dans certains accès éclatant à l’occasion d'une congestion pulmonaire, d'une cortico-pleurite, en un mot d'une infection aiguë ou subaiguë des voies respiratoires qui entraine la congestion de la muqueuse bronchique. Et nous avons décrit ces cas spéciaux sous le nom de « forme vaso-motrice de l'asthme ». LE:

Puis nous avons considéré les équivalents de l'asthme : coryza périodique et apériodique, trachéobronchite spasmodique, à ce point de vue particulier des troubles vaso-moteurs. Après avoir rappelé l'extrême fréquence de ces équivalents et souligne le fait que Souvent en outre, ils constituaient en quelque sorte une phase prodromique de la crise d'asthme, nous avons montré que ces équivalents étaient déclenchés par des causes éminemment favorables aux perturbations vasomotrices : refroidissement parfois extrêmement léger, paradoxal mème dans le coryza spasmodique, lumière vive, respiration de poussières irritantes dans le même syndrome, influence du froid dans la trachéo-bronchite, Et nous avons rappelé la riche vascularisation de la piluitaire, véritable tissu érectile, les faits de rhinite à bascule, l'efficacité enfin de l’adrénaline, vaso-constricteur énergique, déposé sur la muqueuse nasale pour mettre fin à la rhinorrhée et aux salves d'éternuements du coryza spasmodique.

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