‹ Asthme & SympathicotonieChapitre 14 sur 52 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Asthme tardif avec élat de mal. — Importanca du facteur iocal. Elément thyraïdian. — M. B. = + 54 %. — Sympathicotonie clinique. — R. O. C. = + 2. — Pincement de l'indice oscillatoire. — Insuccès de l’adr. + hyp., de l’éphédrine. — Amélioration considérable par l’ergotomine et l'extrait ovarien.

Mme OP..., 56 ans, a présenté ses premières crises dyspnéiques il y a un an. L'âge et l’existentce d’un léger œdème malléolaire avaient orienté son médecin vers un diagnostic de pseudo-asthme

cardiaque. Mais le traitement prescrit dans ce sens reste inactif. On pense ensuite à une compression médiastinale à cause de l’apparition tardive et inopinée des crises et d’un amaigrissement récent de plusieurs kilogs. La radiographie ne confirme pas ce nouveau diagnostic.

Il s’agit bien d’un asthme véritable avec un facteur local important. La malade a en effet un long passé pulmonaire de bronchites à répétitions de caractère exsudatif. Les crises dyspnéiques ont élé violentes dès le début ; actuellement, elles surviennent plusieurs fois par jour, réalisant un état de mal asthmatique, caraclérisé plus souvent par une polypnée avec tirage que par un ralentissement. L’expectoration dépasse dans certains cas 200 cc. par 24 heures contenant parfois des amas concrétés. Ce caractère exsudalif de la diathèse apparaît encore dans un eczéma suintant et tenacé que la malade a présenté, et qui a diminué depuis l’apparition des crises d'asthme.

Examen. — Bien réglée jusqu'à 38 ans, la menstruation a cessé brusquement à cet âge, et depuis la malade est devenue « irès nerveuse ». Emiotive, emiportée, impressionnable, sujette aux

crises d’anxiété et aux phobies elle se plaint de douleurs précordiales, présente des troubles vaso-m'oteurs, en particulier de l’engourdissement des doigts avec pâleur. Elle est très amaigrie, on note une exophtalmie avec mydriase, du tremblement des doigts, une tachycardie à 120 ; une saillie du corps thyroïde. En somme, un tableau de maladie de Basedow avec le contège des signes sympathiques. La respiration est diminuée aux sommets avec ron- «hus, sibilances et sous-crépitants disséminés. La radio ne montre rien au médiastin, l’appareïl catdio-vasculaire est normal. Il y a accentuation des ombres bronchiques at sclérose discrète des sommets. L’auscultation cardiaque ne révèle rien, la T. A. est à 16-9, : l'indice oscillométrique réduit. Le foie déborde de 2 travers de doigts, mais n’est pas douloureux.

Le R. O. C. = + 2 avec pincement de la courbe d'inscription. Le M. B. = + 54 %.

Nombreux éosinophiles des crachats. Eosinophilie sanguine 28 1%. Cholestérine — OT aU oeil

Traitement. — Mise à l’iodure de caféine et au gardénal, on ne note pas d'amélioration. L'’éphédrine donne des palpitations et du tremblement, mais me prévient ni ne calme la crise. L’association adr. + hyp. ne donne pas plus de résultat : malgré la répétition des injections : (6 par jour dans certains cas), les accès ne cèdent pas el se renouvellent, en même temps que l’état d'irritabilité nerveuse augmente.

On institue un premier traitement à l’hématcéthyroïdine et surtout au tartrate d’ergotamine (1, », puis 3 mgr.), qui est euivi d'une sédation importante sinon complète. On tente de consolider la résultation par des injections d’extrait hépatique et ovarien. L'amélioration progresse et les crises finissent pas disparaître. ;

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