‹ Asthme & SympathicotonieChapitre 16 sur 52 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Asthme tardif sur un terrain de sclérose bacillaire. — Sympathicolonie clinique. — Intolérance et résistance à l’éphédrine, et à l'adr. + hyp. — Action importante sur le fecleur local par les sels d’or.

Mme TAB... L'asthme s’edt manifesté la première fois il y a deux ans, la malade était âgée de 48 ans, et n’était plus réglée depuis huit ans. À l’âge de 20 ans, elle a fait une affection pulmonaire qui a duré près d’un an, accompagnée d’un amaigrissement important et d’une fièvre prolongée. On a parlé, à ce moment, de « lésion » pulmonaire. Trois mois avant l’apparition de l’asthme, une nouvelle alieinte respiratoire esl apparue qui a laissé la malade irès fatiguée, mais dont elle ne peut préciser la nature. Le premier accès dyspnéique a été très violent, a duré environ vingt minules, caractérisé surtout par une difficulté inspiratoire. Il s’est répété les jours suivants. Dans la suite, le renouvellement des accès est irrégulier ; on ne trouve aucune sensibilisation particulière : Ja malade paraît surlout incommodée par l'humidité. L’expectoration est loujours abondante, blan-

châtre, filante, surtout marquée dans les crises violentes ; elle se

prolonge parfois entre les accès. Une période de rémission a duré 6 mois, mais les paroxysmes dyspnéiques ont repris à la suite d’une colique néphrélique (?).

À signaler comme équivalent, une rhinorrhée importante qui précède ou alterne avec la dyspnée.

Examen. — Malade émotive, agitée, instable, présentant du tremblement, une tachycardie modérée à 96, une exophtalmie avec mydriase, des érythèmes fugaces où au contraire des accès passagers de pâleur.

SN SEE OS SE en ENS PU

PL PCUTISS

L'examen pulmonaire révèle une respiration rude, surtout à droite, avec des râles humides. À la radio : diaphragme droit irrégulier. Arborescences hilaires ; sclérose pulmonaire étendue prédominant à droite. Le cœur est normal, la T. A. à 16-9, 4 fe O. légèrement pincé. FRE

O. R. L. : Rhinite congestive, spasmodique ; réactions nasales vives et hydrorrhée sans obstruction, ni infection.

Éosinophilie importante des crachats.

Sang : G. R. = 4.050.000 — G. B. = 7.100.

Mononucléose = 31 %. Eosinophilie = 15 %.

Traitement. — Ephédrine est très mal supportée et sans action sur la crise. L’adr. + hyp. provoque des palpitaiions, du tremblement, un malaise général. Elle ne calme pas la dyspnée, et semble même l’exagérer passagèrement en accentuant le facteur catarrhal.

Sur l'existence d’une sclérose pulmonaire probab'ement bacillaire, on fait des injections de sels d’or ; dès la troisième piqüre, une amélioration considérable est constatée, qui s’accentue avec les injections suivantes. Malheureusement, une érythrodermie apparaît, qui oblige à cesser le traitement.

Page 1