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OBSERVATION XII

Asthme ancien. — Facteur local important. — Elément thyroidien. — Sympathicotonie clinique. — Pincement de l'I. O. R-0./C = LE 5 22M,B: = 4.571 %—Antoléranceret résistance à l’adrénaline, l'extrait surrénal total, à l’atropine. — Amélioration par la diiodothyrosine et l’irradialion thyroidienne.

Mme DEF.., 43 ans. L'’asthme remonte à 20 ans ; ia première crise est survenue après une congestion pulmonaire, et à la phase prémenstruelle : bradypnée avec difficulté inspiratoire. Pendant plusieurs années, les crises se répèlent sept ou huit fois par an, toujours avant les règles. Elles conservent les mêmes caractères et se terminent par une expectoration abondante, muqueuse.

Depuis quelque temps, les accès se sont éxagérés ; plus intenses, ils sont souvent polynéiques, el laissent parfois entre eux un état dyspnéique persistant. L’expectoration a augmenté et prend un aspect muco-purulent, surtout lorsque les crises se groupent sur plusieurs jours consécutifs.

Le froid, l’humidité exagèrent l’intensilé des accès. Les œufs paraissent nocifs ; souvent ils ont déclenché soit un flux diarrhéique, soit une crise dyspnéique. Enfin des crises d’éternuement suivies de catarihe précèdent ou allernent avec les accès d'asthme vrai.

Examen. — Malade maigre, émotive, anxieuse, instable, présentant une augmentation du corps thyroïde ; du tremblement des doigts, une tachycardie variable entre 105 et 120, une exophtalmie avec mydriase. Elle se plaint d’algies diverses, passagères et mobiles, de palpitalions, d’insomnie en dehors des périodes de dyspnée. :

codant ce

Dans les deux champs pulmonaires, on note des sibilances, mais aussi des râles fins sous-crépitants disséminés. A la radio : exagération de la trame et des ombres broncho-vasculaires. Le cœur est normal. La T. (A. à 11 1/2-8. L'indice oscillométrique est réduit à 2 oscillations. Le foie est rormal, les réflexes très vifs

Le R. O. C. recherché à un mois d'intervalle ne donne aucune modification la première fois. La seconde, une inversion de + 5 : il passe de 78 à 83. 2 3

Le M. B. — + o1 %. Eosinophilie sanguine à 14 %.

Traitement. — La malade a utilisé différentes piqüres. L’adrénaline a donné au début une sédation légère, mais est devenue rapidement inopérante. L'extrait surrénal total est sans effet. L'adr. + hyp. est très mal toléré, donne des palpitations, des vertiges, du tremblement, sans faïre céder la dyspnée. L’éphédrine provoque des étourdissements. La lobéline calme quelquefois.

Sur la prédominance des signes d’hyperthyroïdie, on met la malade à la diiodothyrosine par cures de 20 jours et l’on note une amélioration importante et rapide, aussi bien de l'asthme que de l’état général. Cette amélioration se complète par une série d'irradiations au R. X.

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