‹ Asthme & SympathicotonieChapitre 19 sur 52 · OBSERVATION XII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XII

Asthme sur un terrain thyro-ovarien. — Sympathicotonie clinique. — Echec et intolérance de l'extrait surrénal, de l’adr. + hyp., de DORE — Amélioration par cure hydrominérale.

. Mme GEV.., 38 ans, est née d’un père alcoolique et d’une mère asthmatique, En 1927, elle fait un accident pulmonaire éti-

queté pleurite (?). Fièvre, amaigrissement, toux, amélioration importante par un séjour à la campagne. En 1929, pendant un séjour dans l'Eure, elle est surprise brusquement une nuit, par une sensation d’obstruction nasale complète, avec impression de

brûlure laryngée. On la traite par des pointes de feu sur la pi-.

tuitaire. L'accident ne se renouvelle pas.

En août 1931, survient la première crise d'asthme. Nocturne, elle est caractérisée par une soif d’air intense ; elle se calme spontanément, mais la rémission est de courte durée et jusqu'au matin une série d'accès dyspnéiques vont se renouveler. Par la suite, les crises se répètent irrégulièrement, avec toujours la même difficulté inspiratoire, l’expectoration est peu abondante, muqueuse, avec quelques amas épais. En février 1932, à la suite d'un traitement nasal, une amélioration apparaît qui dure jusqu’en septembre. Mais à ce moment, à la suite d’un refroidissement, les crises se reproduisent, intenses, parfois plusieurs fois par jour. Depuis, cet état a persisté.

On ne relève aucune influence saisonnière, ni alimentaire ; la malade n’a eu ni urticaire, ni eczéma ; elle est sujette aux crises de migraines.

Examen. — La malade à subi une hystérectomie pour salpingite. C’est une femme maïcre, nerveuse, très sensible aux émotions qui suffisent parfois à déclencher un accès d'asthme. Sa respiration est rapide, son pouls est à 110, le regard est brillant avec exophtalmie légère. Les troubles vaso-moteurs sont importants, en particulier les crises de pâleur au niveau des doigts. Les réflexes sont vifs.

Au niveau des poumons, quelques râles de bronchite. L’amplitude respiraloïre est très diminuée. O. R. L. : pas de nole infectieuse. Tendance à la rhinite atrophique. Le cœur est normal. La T. A. est à 13-9 ; l’index oscillométrique réduit.

Crachats : flore abondante.

Sang : éosinophilie. Cholestérine à 2,50.

Traitement. — L'éphédrine donne des palpitations et du tremblement, reste sans influence sur les crises, même légères. L’as-

. es . * L socialion adr. + hyp. calme à peine, mais surtout entraîne un

malaise général « aussi pénible que la crise ». L’extrait surrénal total n'amène aucune sédation, mais surlout est suivi de phénomènes algiques diffus et pendant les deux jours qui suivent les crises d'asthme sont plus intenses.

Un séjour à Saint-Honoré a eu une influence favorable. L'état de nervosité s’est calmé d’une façon importante, et a été suivi d'une amélioration de l’état asthmatique.

Page 1