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LES SIGNES CLINIQUES

Ces malades présentent un habitus assez spécial, facile à reconnaître, lorsqu'on a pris soin de le rechercher systématiquément.

Ce sont des personnes émotives, instables, irascibles, même sujettes aux emportements ou aux colères ; elles se plaignent d’insomnie, d’angoisse, de douleurs précordiales angineuses, de palpitations. Ces troubles présentent une accentuation à la période prémenstruelle qui est considérée comme une phase physiologique de sympathicotonie. Au contraire, elles se sentent améliorées après les règles. L’examen révèle habituellement un amaigrissement appréciable,

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le teint est pâle, les yeux saillants, les pupilles dilatées, la peau est sèche, l’érection pilaire fréquente ; ainsi qué les frissonnements répétés. On note également du tremblement, des crises de pâleur pouvant aller jusqu’à l’accès d’angiospasme passager. Les rétlexes sont vifs, le rythme respiratoire rapide en dehors des accès dyspnéiques ; la tachycardie est un signe constant, elle est souvent instable, peut atteindre des chiffres considérables et s'accompagne souvent de signes subiectifs. La tension artérielle . habituellement faible chez l’asthmatique :présente souvent une légère élévation de la minima. Nous attachons une importance partioulière à la réduction de l'indice oscillométrique. Il comporte rarement plus de trois divisions, souvent deux, et nous avons constaté plusieurs fois un véritable écrasement de Ja ligne d’inscription du pouls à la suite d’une excitation périphérique {compression oculaire). Ces phénomènes témoignent d’une vaso-contriction périphérique par excitation du système sympathique, qu’il faut rapprocher des migraines que nous avons signalées plusieurs fois dans nos observations.

Ces différents symptômes n’ont de valeur que lorsqu'ils sont groupés et qu'ils constituent un faisceau de signes permettant le diagnostic de sympathicotonie. Celle-ci n’est pas constante à l’état pur ; elle peut être intriquée de quelques éléments d’excitation vagale, et réalise un état neurotonique à prédominance sympathique. Il n’en reste pas moins que ce tableau clinique correspond à ce que l’on décrit sous le nom d’endosympathoses d’excitation, sur lesqueïles Et.

May et GALLOT ont insisté au dernier Congrès français de Médecine.

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