ET LES ÉPREUVES THÉRAPEUTIQUES
Ces tests ont pour but d’explorer le tonus du système autonome en utilisant leurs propriétés excitante ou paralysante du vague ou du sympathique. Nous rappellerons brièvement les principaux.
L'adrénaline. — On utilise la solution au 1 p. 1.000 en pratiquant des injections sous-cutanées de 1/2, 1 et 2 mmer. Les réactions sont plus intenses chez les sujets sympathicotoniques : tachycardie, tremblement, tachypnée, inversion du R. O0. C., glycosurie que l’on mettra mieux en évidence par l’ingestion préalable de 100 gr. de sirop de suçre. En réalité, les réponses varient avec la posologie ; les petites
doses exciteraient le vague, les fortes doses le sympathique (DANTELOPOLU).
La pilocarpine. — L'injection sous-cutanée de nitrate de pilocarpine provoque chez le vagotonique : bradycardie, myosis, hypersécrétion, exagération du R. O. C. DANIELo- POLU lui dénie toute valeur pratique.
L'atropine serait plus fidèle dans ses résultats ; la paralysie du vague produit une réaction sympathique pus marquée chez les sujets sensibles. Néanmoins, ses résultats ne sont pas absolu. DANIELOPOLU a combiné l’épreuve à l’atropine à celle de l’orthostatisme qui excite le sympathique le chiffre des pulsations avant l'épreuve exprime le tonus général, le chiffre noté après injection d’atropine exprime le tonus sympathique ; ‘a différence des deux donne le tonus absolu du vague. Ce dernier test paraît le plus exact à l’heure actuelle mais il n’est pas toujours d’un usage commode en pratique courante.
On avait fondé beaucoup d'espoir sur ces procédés ; ils ont été rapidement déçus. Dans les cas de déséquilibre neuro-végétatif, ils ont, en effet, donné des résultats contradictoires. Pasteur VALLERY-RADOT, HAGUENEAU et DOLLFUS les ont utilisés dans l’asthme, la migraine, l’urticaire, etc…., et ont constaté que les réponses sont parfois de sens contraire avec deux épreuves différentes clrez le même malade ; parfois chez le même sujet, à deux époques différentes, la même épreuve donne des résultats opposés. CORDIER et VERRIÈRE ont étudié ces tests chez l’asthmatique afin de prévoir la thérapeutique apparemment la plus efficace. Eux aussi n’ont pu aboutir à une conclusion certaine et ils remarquent justement qu’il n’y a aucune relation entre l’action de ces produits comme tests pharmaco-dynamiques et comme agents thérapeutiques. On ne peut donc, à l’heure actuelle, attacher un crédit suffisant à ces méthodes comme moyen de diagnostic.
Leurs divergences tiennent à des facteurs multiples. Tout d’abord, les résultats de l’expérimentation chez un animal anesthésié, ne sont pas entièrement applicables à l’homme sain, et encore moins à l'individu malade. Les réponses peuvent être modifiées par les variations physiologiques du système organo-végétatif, par les troubles humoraux ou endocriniens. De plus, si les effets de l’excitation électrique du sympathique sont comparables à ceux de l'injection d’adrénaline, il n’y a cependant pas similitude d’action dans le premier cas, on agit sur le tronc nerveux, dans Île second, sur les terminaisons. Ce qui est vrai pour l’adrénaline l’est également pour les autres substances. Enfin, DANIELOPOLU a bien montré que, suivant les doses, suivant l’état du déséquilibre vago-sympathique, les produits utilisés avaient des actions amphotropes différentes. Ainsi, ne peut-on tirer aucune conclusion pratique de ces procédés d’exploration et « tout l’effort des pharmacologues et « des thérapeutes doit donc s’efforcer de distinguer pour « chaque sympatholytique, ces particularités individueïles, « en vue de l’utilisation thérapeutique ». (J. Lévy et Jus- TIN-BESANÇON).
Aussi les résultats que nous apportens ne se dégagentils pas d'une étude expérimentale, mais de l’observation de nos malades. Leur rigueur scientifique est discutable, leur portée pratique ne l’est pas. La lecture de nos observations permet en effet de dégager deux points.
Toutes les fois que nous libérons ou excitons le sympathique, nous observons des signes d’intolérance, le déséquilibre s’exagère et par suite l'asthme s'aggrave: C’est ainsi que l’adrénaline, l’extrait surrénal total, l'association adrénalino-hypophysaire, déterminent des réactions sympathiques : malaise général, tachycardie, tremblement, etc, même à doses faibles, nous l'avons constaté, par
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