‹ Asthme & SympathicotonieChapitre 29 sur 52 · LAS: À · texte numérisé non relu

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exemple après l’ingestion d’un ou deux comprimés d’éphédrine.

Au contraire, lorsque nous calmons l’excitabilité du sympathique, les médicaments utilisés sont bien supportés, le dérèglement neuro-végétatif s'atténue, l’état asthmatique s'améliore. Ces résultats furent obtenus soit par l’opothérapie, lorsque la sympathicotonie paraissait d’origine endocrinienne, soit par la pilocarpine qui, en relevant dans un cas de tonus vagal, a compensé l'hypertonie sympathique, soit surtout par l’action directe du tartrate d’ergotamine qui est considéré comme le meilleur sympatholytique. Ainsi les résultats thérapeutiques viennent confirmer les faits cliniqués.

Conclusions à l’étude de l'intolérance à l’adrénaline.

L’intolérance générale à l’adrénaline ou à ses succédanés, chez les asthmatiques, doit être rattachée à un état de sympathicotonie,. à condition, toutefois, d’attribuer à ce terme une valeur plutôt clinique que Poe SE Cette sympathicotonie est confirmée par.

— L'examen clinique, où l’on retrouve les éléments des endosympathoses d’excitation ;

— Le R. O. C. lorsqu'on l’envisage, non pas dans ses réponses individuelles, mais dans ses résultats globaux.

= Les résultats thérapeutiques : aggravation des troubles par les substances qui excitent le sympathique, amélioration par les produits sympatholytiques.

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Il. — LA RÉSISTANCE DE LA CRISE A L'ADRÉNALINE

Si l’on a envisagé la vagotonie comme un élément essentiel du terrain asthmatique, on a également fait de la crise un paroxysme de cette vagotonie. Or, nous appuyant sur l'intolérance à l’adrénaline, nous avons montré que l’hypertonie du vague n’était pas constante et pouvait être remplacée par la sympathicotonie. Devons-nous, suivant le même raisonnement, démontrer que la résistance de la crise à l’adrénaline est due à une sympathicotonie, localisée au territoire bronchique ? Nous ne le pensons pas ; le problème, à notre avis, doit être posé de la façon suivante

On considère que l'élément essentiel de la crise est le bronchospasme, et que l’action bienfaisante de l’adrénaline s’explique par sa propriété broncho-dilatatrite ; à tel point qu'on aurait pu définir l'accès d'asthme : une crise dyspnéique qui cède à l’adrénaline. Or, chez nos malades, qui sont des asthmatiques véritables, l'accès respiratoire ne cède pas à l'injection et l’on est conduit à nier chez eux la part prépondérante du bronchospasme. Il y a là une contradiction importante que nous allons tenter d’éclaircir. Pour cela, il nous semble indispensable de rappeler ce que l’on sait, d’une part du mécanisme de la crise d’asthme, d’autre part de l’action de l’adrénaline sur le poumon, et de confronter ces faits et nos observations.

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