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L'ACTION DE L’ADRÉNALINE SUR LE POUMON

L'action de l’adrénaline repose sur des expériences nombreuses, dont on $rouvera la synthèse dans le travail de Mlle JAvouney. Nous rappellerons surtout les propriétés broncho-dilatatrice et vaso-constrictive.

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L'adrénaline est vaso-constrictive.

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E Z - d … £ Dixox et BRODIE, par l'injection intraveineuse d’adré- 2 æ naline, avaient d’abord noté que ce produit était sans effet ‘EE 4 à dose élevée. Mais ces premiers expérimentateurs avaient me. 14 opéré sur un muscle bronchique normal. Or, pour que g: l’adrénaline manifeste sa propriété dilatatrice, il faut qu’on # ait réalisé au préalable un spasme bronchique. C’est ce 4 3 qu'ont montré les travaux de JAMESCHKE et PoLLAK, HaAL- RR

LION et BENSAUDE, et les expériences ultérieures de Dixon et e Ramsox ; seuls GOLLA et SYMMER eurent des résultats op-

posés. à L’adrénaline n’agit pas sur le tronc nerveux, mais soit x. sur les centres (R: GAYET, J. GAYET et GUILLAUMIN), soit #3

plus habituellement sur la portion terminale, c’est-à-dire au <

point myoneural des auteurs anglais, sorte de plaque mo-

trice des muscles lisses. Son action est rapide et se mani-

feste en quelques minutes, mais elle est essentiellement tran-

sitoire. C’est pourquoi l’adrénaline est uniquement une mé- - dication de crise.

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HALLION remarque que les doses utilisées en thérapeutique sont faibles comparativement aux doses expérimentales, ce qui laisse supposer une sensibilité très vive du muscle spasmé.

Ces travaux sont confirmés par ceux de DANIELOPOLU ; néanmoins, cet auteur remarque que l'excitation du sympathique ne se fait qu’à doses fortes ; à doses faibles, au contraire, c’est le vague qui est excité.

L'adrénaline est vaso-constrictive.

Cette propriété s'exerce sur l’ensemble du système vasculaire et sur le poumon en particulier, comme l’ont montré les recherches de LANGLOIS et DESBOUIS sur la vitesse de circulation du sang dans cet organe.

Cette constriction vasculaire engendre une hypertension artérielle pulmonaire (HAELION et NEPPER) ; le poumon se congestionne, devient turgescent et rigide à la manière d’un organe érectiie, et perd en grande partie son pouvoir d’expansion. De telle sorte que l’adrénaline, par l'hypertension qu’elle provoque, pourrait être un facteur de gène respiratoire, si cet inconvénient n'était pas compensé par sa propriété broncho-dilatatrice.

C’est pour lutter contre cette hypertension qu’on a associé l’hypophyse, qui serait décongestionnante et hypotensive à dose faible (MEYER, HALLION et BENSAUDE) et qui aurait en outre l’avantage de muitiplier le pouvoir bronchodilatateur de l’adrénaline (KEPINOw).

Nous retiendrons de cet exposé que l’on reconnaît actuellement comme élément essentiel de la crise d’asthme : le spasme bronchique, et comme propriété de l’adrénaline : la dilatation bronchique et la vaso-constriction avec hyper-

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