LES FACTEURS EXTRA-GLANDULAIRES
On peut d’abord imaginer un état constitutionnel, héréditaire ou acquis, âans lequel il y aurait prédominance du vague ou du sympathique. L'observation journalière nous montre dans le comportement des individus des réactions
opposées dans l’ordre organo-végétatif.
Les médicaments peuvent-ils provoquer un état de sympathicotonie durable ? Le fait ne paraît pas impossible pour les substances à action sympathique excitante, telles que l’adrénaline, ou vago-paralysante, telles que la belladone. Mais ces produits ont une action passagère et ne font que traverser l’organisme ; néanmoins, leur répétition peut à la longue créer un état d’irritation spéciale, de sensibilité du système sympathique, qui se prolonge longtemps après l'absorption. Un fait d’observation courante tendrait à le prouver, le cas des asthmatiques qui ont reçu un nombre considérable d’injections d’adrénaline et qui réa-
gissent de moins en moins bien, tout en devenant progressivement intolérants. Comme il n’y a pas d’accoutumance
à cette substance, on est en droit d'admettre que son action
sympathomimétique ne s'exerce plus sur un système normal ou inhibé ; mais sur un sympathique excité. P. CAN- TONNET et LEBÉE ont constaté que les différentes médications de crise, loin de rétablir l’équilibre neuro-végétatif, accentuaient le dérèglement, et ils donnent les chiffres suivants
Malades non drogués : vagotoniques : 25 %. — Neurot SD 7. ES YMD. 25300
Malades belladonés : vagotoniques : 20 %. — Neurot. : AOL NES YIAD AT AO:
Malades Bell. + adré.: vagotoniques : 10 %. — Neurot. : 40 %. — Symp. : 50 %.
Malades adrénalinés : vagotoniques : 20 %. — Neurot.
20%. — Symp. : 60 %,.
IH y a donc sous l'influence des traitements usuels de l’asthme une déviation nette vers la sympathicotonie.
Un autre facteur d’excitation du sympathique est l’exis-.
tence d’une ‘irritation locale et permanente sur ce réseau nerveux. Nous y avons fait allusion quand nous avons dit que les glandes endocrines pouvaient agir par l’intermédiaire d’une lésion anatomique locale, et non par une modification sécrétoire. On connaît, d'autre part, des syndromes d’excitation du sympathique par une lésion de voi-
sinage. SERGENT à rapporté à ce sujet une observation de
syndrome de Basedow par atteinte du ganglion cervical.
Au dernier Congrès français de Médecine, Et. May et H.-
M. GALLOT disaient
« Le fait essentiel est ici le suivant : le sympathique doit
« être considéré comme un réseau très étendu dans lequel
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PAR 0 TEST ee Enr un | ébranlement subi en un point peut se répercuter dans 2 « toute l'étendue du système ». Or, chez nos malades, la lésion locale sur le sympathique est évidente ; elle est pulmonaire ; nous avons insisté plus haut sur les altérations Sa ® scléreuses que l'on trouvait à peu près constamment. | BL = En résumé : l£s phénomènes vaso-sécrétoires, prédomi- D 5 nants chez nos malades, apparaissent comme la consé- 2180 quence des lésions scléreuses du parenchyme, créées par des infectiosn. pulmonaires répétées, banales le plus sou- Ses vent, bacillaires quelquefois. L’excitation générale du sym- | pathique relève soit de déviation endocrinienne, soit d’une irritation permanente du sympathique en un point quelconque de l'organisme. Il est possible également que les - injections répétées de substances sympathomimétriques | à puissent exagérer ou entretenir ce déséquilibre neuro-végé- tatif, dans le sens où nous l’observons chez nos malades.