TRAITEMENTS LOCAUX
Nous avons montré que l’asthme de nos malades avait surtout une expression congestive et sécrétoire, que leur muqueuse respiratoire était sensible aux facteurs les plus
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divers. I1 s’agit habituellement d’asthme fixé où la voie
bronchique apparaît comme un émonctoire, indispensable l'élimination des produits autotoxiques. Il faudra donc
s'abstenir des médications asséchantes, la belladone, sou-
vent utilisée chez l’asthmatique, est ici contrindiquée.
: Onse trouvera bien, au contraire, d'employer soit les
médications déplétives : saignée, ventouses scarifiées, pur-
gatifs drastiques, bains de pieds sinapisés, soit les fluidi-
fiants bronchiques : acétate d’ammoniaque, ipéca à petites:
doses, polygala, capillaire. L’iode, enfin, constitue un médicament précieux, encore qu'il faille compter sur certains cas d’intolérance. On peui le prescrire par voie buccale sous forme d’iodure de potassium à la dose de 0,50 à 2 grammes
par jour, ou mieux en injections intramusculaires sous forme d’huile iodée à 40 %,.
Il faut essayer de diminuer la susceptibilité de la mu-
queuse respiratoire. C’est ici que l’autosérothérapie nasale
intra-muqueuse trouve ses indications. Les injections se font tous les jours, ou tous les deux jours, et souvent une amélioration se manifeste dès la 3° ou 4° piqûre.
. Lorsqu'on soupçonne une infection bronchique surajou-
tée, lorsque lexpectoration a pris, depuis peu, un aspect muco-purulent, la vaccincthérapie peut être bienfaisante, soit par voie hypodermique, soit en installations trachéales
de vaccin dilué. On peut utiliser un stock-vaccin, mais:
l’auto-vaccin est préférable ; il est probable, en effet, que le premier agit surtout par protéinothérapie.
Enfin, si la bacillosé paraît en cause, on aura intérêt à utiliser la chrysothérapie, mais à doses très faibles : un à deux centigrammes, cinq centigrammes au maximum, à raison d’une ‘ou deux injections hebdomadaires. Les cutiréactions répétées à la tuberculine ont été également em-
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| ployées, le PUR d’action des deux méthodes paraît, du reste, être le même.
Ÿ: Nous n'insisterons pas sur les autres traitements géné- 46
raux : : physiothérapie, psychothérapie, cures hydro-miné- PSS are etc... ; ; ils sont utiles ici comme chez les autres asthma- "ee | FEES 5 nous avons voulu simplement indiquer ies mé- LR
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= thodes qui nous paraissent favorables à ces malades. Ii va. sans dire que nous n’attendrons pas de celles-ci une guérine son définitive de l'asthme, mais simplement une améliora— 6 tion appréciable, là où les autres traitements ont échoué. :