‹ Asthme & SympathicotonieChapitre 45 sur 52 · LOC E · texte numérisé non relu

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rieures. Cette sclérose s'accompagne d’une formation de vaisseaux nouveaux, et d’une irritation permanente des terminaisons nerveuses, d’où réactions vaso-sécrétoires. Un fonds de congestion et d'hypersécrétion se constitue dont la brutale exagération va obstruer la lumière bronchique et provoquer la crise dyspnéique. C’est pourquoi, chez nos asthmatiques, le facteur catarrhal est si important

et pourquoi les crises revêtent une intensité telle qu’elles”

confinent souvent à l’état de mal. Cette hypothèse est en rapport avec certaines constatations bronchoscopiques et nécropsiques pratiquées par d’autres auteurs.

| Cette allure vaso-sécrétoire de la crise explique bien que la propriété broncho-dilatatrice de l’adrénaline ne puisse s'exercer, puisque le spasme bronchique ne joue plus qu’un rôle accessoire. I1 va sans dire que cette opinion ne saurait être généralisée. \

III. -— Les facteurs étiologiques que nous avons relevés, chez nos malades, sont d'ordre différent.

Les uns locaux expliquent la forme catarrhale de l'asthme. Ils sont dus aux atteintes pulmonaires antérieures plus ou moins répétées. C'est par l’histoire pathologique des malades, l'examen clinique, qu’on pourra les confirmer ; il s’agit, le plus souvent, de bronchites, de rhinopharyngites descendantes, et dans quelques cas de bacillose scléreuse.

Les autres généraux expliquent la sympathicotonie clinique que nous avons relevée à l’origine de l'intolérance. celle-ci peut être rapportée à des modifications endocriniennes, ovarienne ou thyroïdienne, isolées ou associées. Mais, en dehors des troubles glandulaires, il faut faire la part d’une excitation générale du sympathique par une lé-

sion organisique, située sur le trajet de ce réseau nerveux.

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