‹ Asthme & SympathicotonieChapitre 6 sur 52 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Asthme intense à recrudescence prémenstruelle et hivernale. — Sympathicotonie clinique — R. O. C. = + 4. — Pincement de l'I. O. — Intolérance et résistance à l’adr. + hyp. — Amélioration par l’ergotamine (1).

Mme DEB..., 37 ans, consulte en mars 1933. Elle a fait sa première crise d'asthme, il y a ro ans, au début de l’hiver, à la suite d’une petite infection pulmonaire. Crise violente qui dura 20 minutes et se termina par l’expectoration de quelques crachats muqueux. Depuis, les crises se sont renouvelées tous les ans pendant la période hivernale ; elles sont devenues plus fréquentes et plus intenses. Actuellement, la malade présente des accès quotidiens, prenant souvent le caractère polypnéique, quelquefois avec lLirage. L’expectoration muqueuse, le plus souvent, est beaucoup plus abondante. Entre les crises, un état de dyspnée léger mais permanent s’est installé depuis quelque temps.

Il n’y a pas de sensibilisation particulière, mais les crises sont plüs violentes à l’approche des règles. Les émotions, l'humidité suffisent parfois à déclencler un accès.

En dehors d’une crise d’urticaire après ingestion de poisson, on ne retrouve pas de parentés morbides. Par contre, la malade est sujette aux coryzas ; ceux-ci sont particulièrement marqués pendant la période des crises.

Examen : On se trouve devant une malade pâle, plutôt maigre, au regard brillant avec exophtalmie légère et mydriase. On note une tachycardie à 110, des réactions vaso-motrices importantes (dermagraphisme, érythème pudrique). Emotivité.

() I O. = Indice oscillométrique.

adr. + hyp. = association adrénalino-hypophysaire.

L'examen pulmonaire montre quelques râles de bronchite disséminés, une diminution respiratoire apicale gauche. À la radio, on relève à ce niveau des signes anciens d'infiltration scléreuse ;

et sur le reste des poumons des images de tramite. L'appareil car-

dio-vasculaire est normal. La T. A. est à 14-9. L'indice oscillométrique est réduit à 2 oscillations et demie. Eosinophilie des crachats. Eosinophilie sanguine à 4 502 Cholestérine = 2,32. À C urique = 0,063.

Traitement.-— Aucun traitement de fond n’a été institué antérieurement, La malade a utilisé contre les crises les injections adrénalino-hypophysaires. Sédation partielle sur les crises Iégères. Actuellement, ce médicament n’a aucune action et enlraine dans les minutes qui suivent injection : palpitations, angoisse æt tremblement.

Sur l'existence de signes d’hyperthyroïdie et d’excitation sympathique, on donne l’hémato-éthyroïdine. Amélioration sensible. Mais c’est le tartrate d’argotamine qui donne le meilleur résultat. (Comprimés de 1 mgr. à doses progressives). Rapidement, l’éréthisme nerveux de la malade cède, les crises s’espacent, puis disparaissent presque complètement.

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