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OBSERVATION II

Asthme humide à évolution progressive. — Importance du facteur local. — Elément ovarien. — Sympathicotomie clinique. — R. O0. C. = + 2. — I. O. diminué: — Intolérance et résistance à éphédrine, adrénaline, adr. + hyp., belladone. — Amélioration par le traitement local.

Mme SCO..., 36 ans, dactylo, consulte en mai 1935. L’asthme remonte à octobre 1930. La première crise survient à la suite d’une fausse couche provoquée et infectée. Crise nocturne à type

de bradypnée inspiratoire qui dura une demi-heure et céda avec une injection de morphine. Expectoration peu abondante et vomissement.

Pendant 4 ans, les crises ne surviennent qu’une fois par an ; toujours dans une phase prémenstruelle, à un moment quelconque de l’année.

Mais depuis un an est apparu ur élat de bronchite exsudative,

avec toux et expectoration très abondante, filante el muqueuse le plus souvent, parfois muco-purulente. Avec cette bronchite, l’état asthmatique s’est aggravé, les crises sont devenues beaucoup plus fréquentes, et actuellement elles réalisent presque un état de mal, car elles surviennent plusieurs fois par jour. Il est intéressant de noter une sorte d’alternance entre la crise el la bronchite : souvent, en effet, la malade a remarqué que son expectoration diminuait pendant les 2 ou 3 jours qui précédaient les accès. Cependant, ceux-ci cèdent quand l’expectoration apparaît. On ne relève pas de sensibilisation spéciale. Mais la période prémenstruelle, l'humidité, les infeclions pulmonaires saisonnières ont des effets néfastes. Par contre, le séjour sous un climal maritime soulage la malade.

Parentés : migraines prémenstruelles fréquentes.

Equivalents : depuis une quinzaine d'années, corysas très fréquents, durables, se compliquant äe trachéo-bronchite.

Examen. — Malade amaigrie, émotive, irritable, présentant un tremblement léger des extrémités, une tachycardie à 118, des troubles vaso-moteurs (dermographisme intense, sensation de doigt mort), des réflexes très vifs.

Mal réglée dans le jeune äge, la menslruation s'établit régulièrement après une première grossesse. Puis la dysménorrhée douloureuse se rétablit à la suite de la fausse couche qui a précédé l'asthme. Poumons : respiration rude aux deux sommets, sibilances disséminées.

La radio montre une accentuation des ombres broncho-vasculaires.

O. R. L. : rhinite congeslive sans note infectieuse.

Cœur : normal. T. À. à 14 1/2-9, avec indice oscillo-métrique

st AT

instable (6 oscillations et 3 oscillations à deux examens successifs).

R. O..C. : passe de ro2 à 104 (+ 2). — Le M. B. = 0,9 VAL

Crachats : éosinophiles nombreux. Flore microbienne abondante.

Sang : éosinophiles à 6 %, avec mononucléose à 60 Je

Traitement. — L'éphédrine est sans action. L'adrénaline et l’adr. + hypophyse ne soulagent pas la malade, et déterminent pâleur, tendance syncopale, palpitations. La belladone à doses faibles est très mal tolérée, entraîne une sécheresse de la gorge qui détermine des quintes de toux. Seule la morphine amène une sédation rapide des accès.

Sur l'importance du facteur local, et en particulier de l’état bronchitique, on oriente le traitement dans ce sens. Autosérothérapie nasale intra-muqueuse. Dès la troisième injection, la malade ressent une amélioration considérable qu’elle n'avait pas éprouvée depuis longtemps. Amélioration qui s’accentue ensuite, en particulier pendant une période qui fut particulièrement riche en crises l’année dernière.

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