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Les journaux dont je devais principalement faire usage avaient été tenus par des hommes occupés seulement du but de leur entreprise, peu versés dans les sciences et peu curieux de tout ce qui n'avait pas de rapports immédiats avec leurs intérêts : ils étaient souvent écrits avec précipitation, au milieu des fatigues, parmi les inconvénients d'un campement sauvage, et ne me donnaient, la plupart du temps, que de maigres détails, plus propres à exciter la curiosité qu'à la satisfaire. Je me suis donc servi, quelquefois, des lumières que pouvaient me fournir les récits publiés par d’autres voyageurs, tels que MM. Lewis et Clarke, Bradbury, Breckenridge, Long, Franchère, Ross Cox, et je me plais à reconnaître ici les utiles secours que j'en ai reçus.
L'ouvrage que je présente au public est nécessairgment d’une nature un peu décousue, puisqu'il raconte différentes expéditions par terre et par mer. Cependant tous les faits sont enchainés entre eux par un grand dessein, conçu et dirigé par un esprit supérieur ; un certain nombre
de personnages reparaissent accidentellement du-
b INTRODUCTION.
rant tout le récit , quoique parfois à de longs intervalles; enfin, l’entreprise se termine par une catastrophe régulière : tellement que , sans aucun effort artificiel, il s’y trouve beaucoup de cette unité toujours recherchée dans un ouvrage de fiction , et si nécessaire à l'intérêt de toute
histoire.
WasuinGron IRVING.
Septembre 1836.
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