‹ Astoria [microforme]Chapitre 40 sur 79 · ARR A · texte numérisé non relu

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parmi lesquelles se trouvait M. Henry Breckenbridge, jeune homme entyeprenant, que la euriosité avait porté à accompagner Lisa comme simple passager. Il s’est fait connaitre depuis par différents ouvrages, et entr'autres par une narration de ce voyage même.

L'approche de Lisa, en snème temps qu'elle inspirait de l'inquiétude à M. Hunt, alluma la colère de Mae Lellan. Se rappelant ses anciens griefs, celui-ci commença à charger sa carabine, comme s'il avait eu réellement l'intention d’'exécuter ses menaces réitérées, et de tuer Lisa sur la place. Ce fut avec peine que M. Hunt parvint à le contenir et à prévenir une scène de désordre et de violence.

La rencontre entre les deux rivaux, ainsi suspects l’un à l’autre, ne pouvait pas être bien cordiale; et quoique MM. Crooks et Mac Lellan s'abstinssent de faire un éclat, ils regardaient avec un air de sombre défi leur ancien et subtil compétiteur. Une méfiance générale régnait parmi les gens de M. Hunt concernant les intentions de Lisa. On n’attendait de sa pañt qu’artifices et trahisons. Il n’y avait plus rien à craindre des Sioux ; mais on le soupçonnait de vouloir prendre avantage de sa barge à vingt rameurs pour arriver le premier parmi les Âricaras. Comme il avait déjà trafiqué avec ces peuples et possédait

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beaucoup d'influence sur eux, on craignait qu'il n’en fit usage pour entraver Îles opérations de M. Hunt. On résolut donc d'observer soigneusement tous ses mouvements, et Mac Lellan jura que s’il y découvrait le moindre indice de perfidie ilexécuterait sur-le-champ ses anciennes menaces.

Malgré ces rancunes et ces jalousies secrètes , les deux partis conservaient réciproquement une apparence de civilité. Pendant deux jours, ils continuérent à marcher de compagnie avec une espèce d'accord , mais le troisième, il y eut une explosion, produite par un important personnage qui n'était autre que Pierre Dorion, l'interprète métis. On se rappelle que cet estimable individu avait été obligé de dérober une marche, à Saint-Charles, afin de n'être pas arrêté pour un vieux compte de whiskey qu’il redevait à la Compagnie de fourrvures du Missouri, et grâce auquel Lisa avait espéré l'empêcher de s'enrôler dans l'expédition de M. Hunt. Depuis l’arrivée de Lisa, Dorion s'était tenu à l'écart, le regardant d’un air sombre et mécontent. Dans la journée du 5 juillet, les deux partis furent forcés de faire halte par une pluie battante, et restèrent campés à environ ceni mètres de distance l’un de l’autre. Pendant cette espèce de relâche Lisa entreprit de corrompre la foi de Pierre Dorion , et l'ayant fait venir à bord de son bateau, le régala de whiskey. Quand il Le

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