‹ Astoria [microforme]Chapitre 56 sur 79 · LS S 3" NT · texte numérisé non relu

LS S 3" NT

À Fees

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mourir, daus le lointain, les derniers hurlements de ses sauvages alliés.

Quand ils furent complétement hors de la portée -de la voix et de la vue, la caravane campa près des sources du pelit ruisseau de la journée précédente, après avoir fait environ cinq lieues. Elle resta dans cet endroit tout le jour suivant, tant pour laisser aux Corneilles le temps de prendre l'avance, que pour attendre les trainards qui s'étaient égarés la veille en cherchant de l’eau. On commençait en effet à ressentir beaucoup d'inquiétude sur ces hommes , et à craindre qu'ils ne se fussent entièrement perdus dans les montagnes, ou qu'ils ne fussent tombés entre les mains de quelque bande de maraudeurs. Plusieurs des chasseurs les plus expérimentés furent envoyés à leur recherche, tandis que d’autres s’occupaient à tuer du gibier. L’étroite vallée, dans laquelle on était campé, était arrosée par un courant d’eau qui y entretenait de frais pâturages. Quoiqu'elle fût située au centre des montagnes Longues-cornes, elle était bien peuplée de bisons. On en tua plusieurs, ainsi qu’un ours gris. Dans la soirée, à la grande satisfaction de tout le monde, les traînards firent leur apparition : les vivres étaient abondants et la joie régna dans le camp.

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