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CHAPITRE PREMIER

Notions préliminaires.

Le speclacle imposant de la voûte étoilée, pendant le silence des nuits , a fait naître , dit-on , chez de simples bergers , les premières connaissances astronomiques. Il suffit , en effet , d’observer attentivement le Ciel pendant quelque temps pour acquérir plusieurs notions importantes sur les astres : on les voit d’abord paraître vers Y orient, s’élever, atteindre leur point culminant, s’abaisser ensuite et disparaître vers Y occident; au nord quelques-uns , au plus bas de leurs cours , effleurent à peine la Terre ; d’autres , toujours visibles, ne s’abaissent pas au-delà de certaines limites ; d’autres enfin paraissent presque immobiles. Par l’effet de ce mouvement général , la voûte céleste , comme une sphère immense, couverte de points étince-

astron.

îans, semble tourner dans Fespace d’un jour environ , autour d’une droite qu’on nomme Y axe du monde . Cette droite fictive rencontre le ciel en deux points, qui sont les pôles , et tous les cercles que décrivent les étoiles lui sont perpendiculaires. Le point du Ciel où se trouve l’un de ces pôles est constamment visible pour nous , ainsi que toutes les étoiles qui l’avoisinent et qui reçoivent le nom de circumpolaires . La partie du Ciel où l’on voit ces étoiles se distingue facilement ; elle se trouve plus haut que le cercle de perpétuelle apparition . Le pôle opposé , au contraire , et les étoiles qui l’entourent, ne sont jamais visibles dans nos régions , et sont plus bas que le cercle de perpétuelle occultation . Entre ces deux cercles perpendiculaires à l’axe du monde, et qui partagent le Ciel en trois parties bien distinctes, se trouvent les astres qui sont visibles pendant une partie plus ou moins grande de leur cours.

Supposons qu’on ait vu un de ces derniers astres se lever ou se coucher derrière un édifice , en se replaçant le lendemain et les jours suivans dans le même lieu, on observera encore qu’il se lève ou se couche exactement au même point où on l’avait aperçu précédemment. Avec des ins» trumens convenables on reconnaîtra même qu’il décrit toujours, comme les autres étoiles, un cercle perpendiculaire à l’axe du monde. Toutes les étoiles exécutent des mouvemens semblables

avec la plus grande régularité et sans que leurs distances respectives soient sensiblement altérées.

Si l’on a une pendule parfaitement réglée , qui compte vingt-quatre heures pendant Fespace de temps qu’une étoile emploie à décrire une circonférence dans le Ciel, on trouvera qu’après douze heures l’étoile aura parcouru la demi-circonférence ; qu’après six heures , elle en aura décrit le quart, et ainsi de suite ; de manière que l’on peut déterminer l’arc décrit par une étoile d’après le temps qu’elle a mis à le parcourir , et que réciproquement on connaît le temps lorsque l’arc décrit est donné. Cette observation est de la plus grande importance : elle donne d’abord le moyen de construire le tableau suivant , que nous aurons souvent occasion de consulter.

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