‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 537 sur 588 · LIVRE XXXIV. — HÉL. UBANOGRAPBIQUES · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIV. — HÉL. UBANOGRAPBIQUES

Le Danemark, outre celui de Copenhague, possède à Altona un observatoire modèle. La Suède a formé de beaux établissements astronomiques à Stockholm , à Upsal et à Christiania.

La Russie, non contente d'avoir fondé de très-utiles observatoires à Dorpat, à Abo, à Helsingfors, à Kiev, à Mitau, à Kasan, à Moscou, à Vilna, à Varsovie, à NicolaTew sur la mer Noire, a voulu que Pélersbourg eût un véritable monument astronomique, et elle a érigé robservatoirc placé sur la colline de Pouikova.

La Prusse, outre un nouvel observatoire à Berlin, possède des éiablisscmcnts astronomiques à Bonn, à Bitk, près de Uùsseldorf, à Breslau et à Kœnigsberg.

La Bavière peut se glorifier de l'établissement fondé & Munich; le Hanovre de celui de Gœtlingue; le grand' duché de Bade, de celui de Manheim ; les villes de Hambourg et de Brème, de ceux qu'elles ont construits; la Suisse, de ceux de Genève, de Berne et de Zurich ; l'Autriche, après celui de Vienne, des observatoires de Kremsmunster, de Prague, de Senftenberg, de Bude ; la Belgique, de celui de Bruxelles; l'Espagne, de celui de Cadix.

En France, outre l'Observatoire de Paris, on a les établissements de Marseille et de Toulouse.

En Italie, on numme les observatoires d'Avulli, de Bologne, de Vérone, de Païenne, de Capo di Monte, de Florence, de Milan, de Padoue, de Turin, de Panne, de Bome.

Le nouveau monde a pris à son tour un grand intérêt aux recherches astronomiques. Les États-Unis d'Améri-

que possèdent de magnifiques observatoires placés à Cincinnati, à Washington, à Toronto et à Cambridge. Aux Antilles, il y a un observatoire dans l'île Sainte- Croix. Dans r Amérique du sud, il existe un observatoire à Santiago du Chili.

Dans les colonies anglaises, on cite les beaux obsenatoires de Malte, du cap de Bonne-Espérance, de Sainte- Hélène, de Sidney dans la Nouvelle-Hollande, de Madras et de Bénarès. Enfin, il faut nommer aussi l'observatoire remarquable construit aux frais du rajah de Trévandrum, près du cap Comorin, et en Chine, l'observatoire impérial de Pékin.

Tout compte fait, il existe au moins 90 observatoires RU milieu du xix* siècle.

Le public manifeste incessamment le désir de visiter les observatoires ; la nature des travaux qu'on exécute dans ces établissements s'oppose à ce qu'on puisse satisfaire sa curiosité. C'est dans la plus grande tranquillité, loin de toute distraction, qu'il est possible de donner aa\ observations toute la précision que les progrès de la science exigent désormais.

Les astronomes praticiens les plus habiles ont souvent lieu d'être étonnés que par un ciel dont la pureté semblerait devoir être très - fa vorable à l'étude de la constitution physique des astres, les grands instruments fonctionnent imparfaitement. Les circonstances qui rendent les images télescopiques diffuses, mal terminées, ondulantes, ne sont encore ni complètement connues, ni surtout exactement définies.

Je réunirai ici diverses remarques que les amateurs

LIVRE XXXIV. — UËL. DRANOGRAPHIQUBS. 793 d'astronomie liront peut-être avec plaisir; elles se trouvent pour la plupart disséminées dans les nombreux mémoires de William Herschel.

Aucune observation délicate, c'est-à-dire aucune obsei-vation exigeant une force amplilicative un peu grande, ne réussira, si l'on tente de la faire en regardant par la fenctrc d'un appartement, ou à travers la trappe du toit d'un observatoire.

Il est bon d't^vitcr les lieux abrités, même quand le télescope est placé en plein air.

S'il fait du vent, les images télescopiques ne sont pas, en général, très-distinctes. Le vent doit produire ce mauvais effet en mêlant entre elles des couches atmosphériques de différentes températures '.

Les aurores boréales nuisent quelquefois aux observations astronomiques, cl!es semblent rendre tous les objets ondulants. Le plus ordinairement elles sont .«ans effet.

S'il était vrai, comme Herschel l'admet avec plusieurs météorologistes, que les aurores boréales fussent l'indice (cause ou efTet) de grands changements de température dans les différentes régions de l'atmosphère, leur influence poun'ait être assimilée h celle du vent.

I. Lorsqu'il rédigeait cet aphorisme d'asironontie pratique sous l'iniluencc d'un Tait particulier, Herschel s'abandonnait peut-être un pnu hâtivement à l'esprit de généralisation. Voici , en effet, ce (jue je trouve dans le» Tratuaetiunt de 1S15, p. 323: « Le vent ne nuit pas ù la netteté des Images télcscopiques. Par dus veutii violetils on peut se servir de pouvoirs ampliflcaCirs très ■considérables, pourvu i[iie le pied de l'instrument ne soit pas ébranlé. ■ J'ignore si le (rrand observateur a jamais remarqué à quel point 11 s'est coiiiri'itit louchaut l'influeuce du veut sur les observations aairo- DomJi|Ues.

léi ASTRONOMIE POPULAIRE.

Un astre ne parait jamais biai terminé quand lèsrayt» qui nous le font voir ont passé à une petite hauteur todessus du toit d*un édifice. Au-dessus d*un toit il v a toojours, en effet, un mouvement atmosphérique proveoact du mélange de couches inégalement échauffées.

Quand T atmosphère est sèche , les télescopes fonctionnent mal.

Quand, au contraire, Tatmosphère est trè&-cbargée d*humidilé, les images des astres ont une netteté remarquable.

Cette netteté existe aussi par un ciel brumeux, et, particulièrement, par un temps de brouillard. Le brouillard laisse aux images télescopiques toute la pureté de leurs contours, jusqu'au moment où, par voie d'obscurcissement, il les fait totalement disparaître.

Quelquefois il arrive que par un temps en apparence très- favorable, les astres ont des contours mai définis. Ceci, dit Ilerschel, peut tenir à la présence d'une atmosphère sèche qu'un vent d'est a apportée dans les hautes régions, ou dépendre du mélange de couches de différentes températures, résultat du conflit de vents supérieurs diversement orientés.

Quand une gelée subite vient de succéder à un temps doux ; quand un dégel vient tout à coup remplacer une longue gelée, les télescopes terminent mal les astres.

On ne doit pas non plus s'attendre à de bons résultats au moment où un télescope vient d'être transporté d'une pièce chaude en plein air.

Pour généraliser, il faut dire que si le miroir de l'inslnunenl n'est pas à la température de Tair qui l'entoure.

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