‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 87 sur 588 · LIVRE XXV. — PETITES PLANÈTES · texte numérisé non relu

LIVRE XXV. — PETITES PLANÈTES

Jupiter Zr 6.202798

Saturne ^ 9.538852

Uranus i^ 19.182730

Neptune ^ 30.036280

Il est remarquable que 196 représente à peu près la distance d'Uranus, planète que Titius ne connaissait pas.

Hais la loi de Titius ne donne pas la distance moyenne de Neptune au Soleil , car 192 X 2 -f /i est égal à 388, nombre très-différent de 300.

Généralement on attribue les remarques sur Tordre des distances moyennes des planètes au Soleil, à Bode, directeur de l'Observatoire de Berlin, qui s'en est beaucoup occupé ; mais suivant ce qu'il dit lui-même dans ses Mémoires, la loi qu'on a pris l'habitude d'appeler la loi de Bode, doit être nommée la loi de Titius. Cette prétendue loi a été indiquée pour la première fois dans une traduction allemande de la Contemplation de la nor ture de Bonnet, publiée à Wittenberg par le professeur Titius.

Quoi qu'il en soit, la lacune qui existe entre Mars et Jupiter dans la loi de Titius, semblait indiquer qu'une ou plusieurs planètes incoimues devaient circuler autour du Soleil à la distance 28. La conjecture s'est complètement vérifiée. C'est vers les régions situées à la distance 28, celle de la Terre au même astre étant 10, que sont venues se placer les petites planètes découvertes depuis le commencement de ce siècle.

A peine les quatre premières de ces planètes furentelles découvertes, qu'Herscliel s'empressa de les ob-

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server avec son scrupule et son assiduité ordinaires. 11 étudia leurs orbites, leur grandeur, leur constitution physique.

Herschel conclut de ses recherches que les astres situés entre Mars et Jupiter ne méritaient, ni à cause de leur volume, ni par d'autres raisons, de porter le nom de planètes. Il proposa de les appeler des Astéroïdes. Un historien de la Société royale (le docteur Thomson) critiqua cette dénomination avec amertume ; il alla jusqu'à supposer que le savant astronome « avait voulu enlever aux premiers observateurs de ces corps toute idée de se placer aussi haut que lui-même (Herschel) dans la liste des découvreurs astronomiques. » Je n'aurai vraiment besoin, pour réduire au néant une semblable imputation, que de la rapprocher du passage suivant, extrait d'un Mémoire du célèbre astronome, publié dans les Transactions philosophiques j année 1805 : « La différence spécifique qui existe entre les planètes et les astéroïdes est aujourd'hui pleinement établie. Cette circonstance, dans mon opinion, a plus ajouté à la beauté (ornement) de notre système, que la découverte d'une nouvelle planète n'aurait pu le faire. »

Nous allons maintenant nommer les nouvelles planètes, faire connaître l'observateur à qui l'on doit leur découverte, indiquer exactement la date des premières observations dont elles ont été l'objet, rapporter leurs éléments elliptiques, et, lorsqu'il y aura lieu, ce qu'on a pu découvrir du volume et de la constitution physique de ces petits astres.

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