‹ Astronomie populaireChapitre 213 sur 260 · LI YRQ XVIII. ** MERCURE · texte numérisé non relu

LI YRQ XVIII. ** MERCURE

arrive on moment, peu éloigné de celui où la planète est parvenue à sa plus grande élongation, pendant lequel sa forme est à peu près celle de la Lune à son premier quartier* Alors, sa région occidentale est circulaire^ la partie opposée paraît une ligne perpendiculaire à celle qui joint le centre du Soleil au centre de la planète (G). Ensuite^ cette région rectiligne se creuse ; elle prend, à son tour, k forme d'une^lipse dont la convexité est tournée vers Tocddent (D). On dirait la Lune avant son premier quartier. Enfin, lorsque la planète se plonge^

Fig. tM. — Btkieiptles plmes de WbtavH,

fe soir, dans les rayons du Soleil, elle est un croissant exlrômement délié, terminé à Toccident par un demi^ «ercle, et à Torient par une courbe elliptique très-peu difiérente d'un demi-cercle dont la concavité est tournée à l'orient et qui s'emboîte, pour ainsi dire, dans la portion parfaitement circulaire ( E).

Si on examine Mercure le jour où il se dégage le matin des rayons de Taurore, et les jours suivants, on apercevra, mais en sens contraire, la même série de phénomènes. Il sera toujours formé du côté de Torient par un arc de cercle et du côté de Toccident par un arc d'ellipse

dont la convexité sera tantôt tournée vers Toccident (F), tantôt tournée vers l'orient (II et K) ; et» à une époque intermédiaire , la partie occidentale de la planète paraîtra une ligne droite (G). La planète prendra successivement les formes et les dimensions relatives K, H , G , F, A, B, etc. , et toujours dans le même ordre.

Ces faits, que nous avons vus précédemment être la conséquence d'un mouvement de circulation de la planète autour du Soleil (liv. xvi, chap. iv, p. 212), ne peuvent s^expliquer qu'en admettant que Mercure nous réfléchit la lumière solaire.

Nous pouvons donc affirmer que cette planète emprunte la totalité ou la plus grande partie de sa lumière au Soleil, et qu'elle circule autour de cet astre suivant une courbe dans l'intérieur de laquelle il est situé.

Lorsque Mercure est au delà du Soleil, relativement à la Terre, et que de plus il passe au méridien à peu près à la même époque que lui, on dit qu'il est en conjonction supérieure. Il se trouve en conjonction inférieure quand il est situé entre le Soleil et la Terre, ces trois corps étant contenus dans un même plan perpendiculaire au plan de l'écliptique ; il est évident que pendant la conjonction inférieure Mercure passe aussi au méridien en même temps que le Soleil.

En observant Mercure lorsqu'il est dans ses conjonctions, on pourra , ainsi que nous l'avons expliqué dans le livre consacré à l'étude de l'ensemble des mouvements des planètes (liv. xvi, chap. v, p. 216), déterminer la durée de sa révolution autour du Soleil. En combinant les observations des conjonctions avec celles des quadra-

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