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LIVRE XIV. — LE SOLEIL

fils; il faut amener le fil mobile, le fil rotatif à passer en même temps par la seconde étoile; le cercle extérieur gradué, dont le mouvement de rotation est toujours égal , par construction, à celui de la plaque intérieure qui porte le fil mobile, donne immédiatement la valeur de l'angle cherché.

J'ai supposé l'un des astres au méridien et le fil fixe horizontal. L'observation de l'angle de position réussit de même hors du méridien, pourvu que le fil fixe, quelle que soit son inclinaison à l'horizon, coïncide avec l'arc du parallèle céleste passant par le point vers lequel le télescope est dirigé ; or on peut employer un pied parallatique qui , sans empêcher de tourner à volonté le télescope vers toutes les régions de l'espace, donne de luimême, au fil fixe du micromètre, la directioti d'^un parallèle céleste quelconque, dès que dans une seule position, par exemple dans la position méridienne d'une étoile haute ou basse , méridionale ou boréale, la coïncidence du fil en question avec l'arc du parallèle correspondant a existé. L'observation la plus simple sert d'ailleurs à mettre les choses dans cet état.

Le micromètre à fil tournant, le micromètre servant à la mesure des angles de position, a joué le plus grand rôle dans les travaux d'Herschel sur les satellites d'Uranus et sur les étoiles doubles. La première description que Fauteur en ait donnée se trouve dans les Transactions philosophiques de 1781.

L'idée, dont on a fait tant de bruit il y a quelques

années, d'éclairer les fils des micromètres ordinaires par

devant, c'est-à-dire par la partie de leurs contours qui A. — n. 5

est tournée du côté de l'oculaire, du côté de l'observateur, appartient, si je ne me trompe, à Herschel. C'est ainsi du moins que j'envisage une note d'un Mémoire on ihe construction of the heavens (Trans. phil. de 1785, page 263).

La mesure, à l'aide de très-forts grossissements, de l'intervalle angulaire qui sépare les centres des étoiles dont se composent les groupes binaires, conduisit Hw&chel à la construction d'un nouveau micromètre qu'il appela micromètre à lampe {lamp micrometcr). L'ancien micromètre ne pouvait évidemment pas être employé dans ce genre d'observations, dès que, par l'hypothèse de la lentille oculaire, les fils acquéraient un diamètre supérieur au diamètre apparent des étoiles. Gomment, en effet, savoir dans ce cas si l'on avait visé aux centres des deux astres comparés. Herschel désirait aussi se mettre à l'abri des légères inégalités et des temps perdus dont nous avons, dit que les vis les plus soigneusement construites ne sont pas toujours exemptes. Il voulait enfin se soustraire à l'obligation d'éclairer artificiellement le champ de ses télescopes, obligation à peu près indispensable dans les micromètres à fils, et qui souvent aurait fait disparaître le très-faible satellite de l'étoile principale.

Pour atteindre ce but , Herschel imagina le lamp-micrometer. Il y a, dans cet instrument, deux petites lanternes fermées l'une et l'autre à l'aide de plaques de cuivre mince. Au centre de chaque plaque existe un trou d'aiguille correspondant à la mèche de la lampe. On se procure ainsi deux très-petits points brillants, qu'une combinaison convenable de manivelles, longues de S

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