‹ Astronomie pratiqueChapitre 9 sur 146 · CONSTELLATIONS. I I · texte numérisé non relu

CONSTELLATIONS. I I

grandeur , on peut les apercevoir à l'oeil nu , quand le ciel est très serein et que la nuit est profonde ; au-delà 9 il faut des lunettes pour les voir , et il en est , dit - on , qui sont de la millième grandeur, et même d'un éclat moiudre encore. L'observateur ne s'occupe guère que des plus brillantes , excepté dans quelques cas ; du reste , on comprend que la grandeur d'une étoile étant l'effet d'une sensation, il n'est pas rare que celle qui est primaire pour l'un ne soit que secondaire pour un autre.

, Pour dénommer les étoiles, on a imaginé de les grouper, et de donner des noms à chaque groupe , appelé constellation. On dessine sur chaque constellation quelque animal, ou autre image tout-à-fait arbitraire , et l'on dénomme les étoiles par les places qu'elles y occupent. Cest ainsi qu'on dit la queue du Lion , le cœur du Scorpion , l'œil du Taureau , etc. Il n'y a aucune ressemblance entre les configurations formées par les étoiles et ces animaux, et il ne faudrait pas chercher a reconnaître au ciel les constellations, en s'imaginant y rencontrer des figures de ce genre. C'est une tradition de l'antiquité , qui, en choisissant ces symboles arbitraires, a cédé à des usages religieux et à des illusions astrologiques. * On a donné des noms propres à plusieurs étoiles d'un éclat remarquable; les autres sont dénommées comme il vient d'être dit , et , plus ordinairement encore , par une lettre grecque ou italique; oit par un chiffre. On comprendra donc aisément ce qu'on entend par ces désignations : « de la petite Ourse , fi d'Orion, Aldébaran, Procyon, Sirius, etc. En jetant les yeux sur une carte du ciel , rien ne sera plus facile que de comprendre ce système de nomenclature. {V. les Planisphères de VUranographie.)

Voici les noms des étoiles de première grandeur : Sirius j V épaule droite d'Orion, son pied gauche ou Rigel, l'œil du Taureau ou Aldébaran, la Chèvre, la Lyre ou TVega, Arcturus, le cœur du Scorpion ou .Antarès, l'épi de la Vierge, le cœur de l'Hydre, Régulus ou le cœur du Lion, sa queue, Canopus, Fomalhaut et Acharnar. D'autres

ajoutent à cette liste Alaïr, Proçjron, Castor , /a gwet/e <fa Cygne. Il est Nécessaire de savoir reconnaître ces étoiles, et d'autres encore La Connaissance des Temsse sert de sept principales pour les distances lunaires. Ne pouvant donner à ce sujet le développement dont il est susceptible, nous renvoyons, pour plus de détails, à !' Uranographie ; nous nous bornerons ici à faire dUtinguer les constellations les plus remarquables.

Qu'on tourne le dos au midi durant une belle nuit , et l'on verra plusieurs constellations faciles à reconnaître, qui serrent à distinguer les autres en s'alignant avec elles.

La grande Ourse est représentée fig. 3; elle est formée de six belles étoiles de seconde grandeur, et d'une autre de 3e. De ces sept étoiles, quatre forment un grand quadrilatère, ** @> y 9 ^', les trois autres, qui se dirigent sur le prolongement d'une des diagonales, forment la queue «, £, 9. Cette belle constellation , qu'on appelle aussi le Chariot, est du nombre de celles qui ne se couebent pas dans nos climats, et qu'on peut voir dans toute nuit sereine , ainsi que les deux suivantes.

La petite Ourse est figurée presque comme la grande , mais sous de moindres dimensions {V. fig. 2) et avec un moindre éclat. Trois étoiles tertiaires «, fi et y, et quatre quartaires, la composent; fiyÇtj forment le quadrilatère , 1 , ^, * la queue. Cette étoile « est surtout très impartante à distinguer ; car c'est la polaire , ainsi nommée , parce qu'elle est si voisine du pôle nord (elle en est à i°36/), qu'elle semble être le pivot immobile autour duquel la voûte céleste tourne , et le centre des cercles que décrivent toutes les étoiles.

Prolongez le côté *fi du quadrilatère de la grande Ourse (fig. 3), celui qui est opposé à la queue, vous irez à la polaire, ce prolongement ayant à peu près pour longueur celle de la grande Ourse entière. Comme la polaire est la seule étoile] remarquable dans cette partie du ciel , elle est fort aisée à reconnaître. Tous les cercles horaires viennent se croiser près d'elle ; le pôle est sur l'arc qui va de la polaire à « à la

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