‹ Astronomie pratique. Usage et composition de la connaissance des tems. Ouvrage destiné aux astronomes, aux marins et aux ingénieurs;Chapitre 112 sur 167 · III. Observez le Soleil avec la lunette deia boussole · texte numérisé non relu

III. Observez le Soleil avec la lunette deia boussole

lorsqu’il est à. même hauteur le matin et le soir, et notez les indications de l’aiguille sur le limbe. Le milieu de l’arc parcouru dir prcmier instant au second est le point que l’aiguille indiquait -à midi : prenez donc l’arc égal à Ip demi-somme des deuA indications ;^cc sera la direction de la méridienne magnétique, ou Ip graduation sur laquelle se porte l’aiguille quand l’a:^' optique est dans le méndien du lieu, c’est-à-dire la dncHade l’ainiflùt; - , • ; '•-i.-..'*.-

.■•Remarquez qud ai, entre ces deux observations, l’aiguille at ' dépassé fozéro de la ciroonférqnoc,on doit continuer la série des numéros de graduation dans le même sens, sans yiuterr'oinpre. Ainsi, ou cotnptera\37o'’auHcttde io", 38o° au lien de 20”, etc.

Il faut avoir sôiu, dans coite double observation, de ne pas faire passer la lunette de-l’instruoient du côté opposé*, ainsi,

348 AIGÜILI-E AIMANTÉE. - '

on la conservera, par exemple, du côté droit. Il faut aussi lire, des indications du même {>dle de l’aiguille. . <

234. IV. Ces méthodes sont à ^u près impraticables en tuer; d’ailleurs l’axe optique de la boussole ne décrivant pas un plan exactement vertical, les erreurs s’accroissent, à mesure que l’astre est plus âevé lorsqu’on l’observe ; il ne faut donc pointer que les astres qui sont au plus à i5* de hauteur sur l’horizon. - Les marins j>ré£èrent même Je Soleil à son lever et à son coucher; et comme les formules du n“ ai8 servent à leur fournir des tables d’amplitudes toutes calculées, pour toutes les déclin, de cet astre, et toutes les latitudes terrestres, ils se trouvent dispensés de faire des Calculs. 1

' ' 11 est vrai que ces équ. ne comprennent ni la réfraction ni la parallaxe; mais ils compensent celte omission par une pratique qui consiste à n’observer le disque solaire que lorsqu’il est élevé sur l’horizon des deux tiers de son diamètre ; alors ils regardent lé centre comme étant à l’horizon même, et imputent sa hauteur apparente à l’effet combiné de la réfraction , de la parallaxe et de la dépression de l’imrizon.

Que le Soleil soit à l’horizon , ou à une certaine hauteur, on l’observe en mettant son limbe en contact avec le Cl vertical de l’axe optique, d’abord d’un côté, puis<le l’autre côté ià chaque • contact, on lit l’indication de l’aiguille aimantée; la moyenne entre les deux arcs est l’aziinuth magnétiquedu centre.

‘235, V. .La déclin.'de l’aiguille se trouve en observant, avec la lunette ou les pinnules de 'la boussole, un astre à une hauteur quelconque, et lisant sur la circonférence la graduation a indiquée par le pôle nord de l’aiguille. On connaît alors deux azimuths : celui a. qii’indique l’instrument, ét qu’on nomme azi— muth magnétique ; et l’autre Aj que donne le calcul, soit d’après la hauteur actuelle de l’astre (q® 227), soit d’après l’heure de l’observation (n® 226) : nous appellerons ce dernier . arc A, Vazimuth calculé. La déclin, ar de l’aiguille aiûiantée est la somme ou la diff. de ces déux ates, selon les cas.

Soit CrNIXl Tborizon {fig. 36) , /CN la méi ldienne allant au nord,,€ l’o))scrvateur 4 l’aiguille de 1? boussole doit prendre

AlIGtlLLE AMTArn^éE. ‘ 3;^()

une direction constante «CI , ou Cl', ou CI", quel(|uc situation qu’on fasse prendre au limbe de l’instrument e’estrà-dire quel que soit le côté où l’on pointe l’axe optique ; et sVcet axe se projette selon CL, en visant au signal L , CL se couche sur le diamètre principal de la boussole, le zéro de la graduation est sur la diréction CL. ^s valeurs. angulaires se comptent par conséquent du point L, soit vers la gauche, en LI , sôit vers la droite, ei> LI' où LI’’, et on lit sur le cercle le’ numéro où s’arrête la pointe nord de l’aiguille.

Cela posé, il faut distinguer divers cas, à raison des dispositions mutuelles des lignes.

1°. Si l’aiguille se porte en CI lorsqu’on vise un c^^ftsituc en L, l’arc hl=.a est l’azimuth magnétique qu’oi^^Rur la boussole; cet arc est compté vers l’ouest en partant du nord, ou plutôt de droite à gauche, en supposant le lecteur placé' au centre de l’instrument ; IN est l’arc compris dans l’angle ICN. qu’il mesure, c’est là déclin, cherchée de l’ai^ille lN=ar; enfin LN == A est l’azimuth calculé. On a donc • . •

2°. Si l’aiguille tombe en CI', quand on vise L, Cl' est le méridien magnétique, LI' = ^.ést i’azimuth magnétique donné par l’instrument, mais il faut lire ùet arc de gauche à droite; LN = A est toujours Eazimuth calculé NI' z= x estja déclim cherchée ; ainsi x == A — a. ^ '

3°. Enfinr, ai l’aiguille., se dirige selon CI" de l’autre côté du méridien CN^, et qu’on vise jen L', on a Nl":=x, arc compté vers la droite : CL est encore la direction que suit le diamètr^ princi^l-de la boussole , et le zérp de la division est encore en L J l’arc LI* = a est l’azimuth magnétique qu’on lit .de gauche è droite, et Lljî =: A est l’azimuth calculé de L’objet L. Doue

On analysera de même les cas qui se présentent. quand le.

signal L est situé du côté de l’est, wit que la déeUaaisQn de'’

l’aiguille. la 'porte à roupstou à l’çst. On reconnaîtra que cette

35o ' ‘ A1GDIIX.B AIMANTÉE.

déÿlin. dr ut toujours la soinmc ou la différ. des arcs con->

nus À et <z. ‘

Dans chaque cas particulier, il sera facile de construire une. figure qui représente la disposition actuelle des rayons CN, Cl. et Cl, dirigés, dans le méridien du lieu, an signal L, et dans le méridien magnétique, et l’on reconnaîtra quel est celui des six cas analysés ci-dessus qui convient, et par conséquent s’il faut ajouter pu retrancher les arcs connus a et A, pour atoir x ;«on verra en outre , si la déclin, de l’aimant se fait du nord vers l’ouest , ou vers l’est. . -

Les eaarins sont dans l’usage de se servir des amplitudp^l arcs jHbixoU dont le point de départ est à go* de N à l’est nHr l’ouest du méridien; ce qui ne présente non plus aucune difficulté. Mais les azimuths sont bien préférables aux amplitudes, parce qu’ils exigent moins de discussions sur les positions relatives des rayons, et sout moins sujets à erreur , ainsi qu’on va le voir par la règle suivante.

Par le jeu des signes algébriques, on, peut rcgaCder la formule a: ;=: A -I- n comme convenable à tons les cas, bien qu’on l’ait déduite de la supposition que ces rayons sont dirigés selon CN , CL , CI , et que cette disposition peut n’étre point celle qui convient au cas particulier qu’on rencontre ; il ne faut pour cela qu’attribuer aux arcs x , A et n des signes n^atifs, lorsqu’ils tombent en sens contraires è ceux qu’on a adoptés pour trouver cétte équ. , le tout conformément à ce qui se passe dans les formules où l’analyse est appliquée à la Géométrie. Voici la règle générale qu’on devra suivre/.

Les azimuths A et x se comptent toujours à partir du méridien boréal , vers l’ouést ou vers l’est ; on donne le signe -f- aux valeurs angulaires qui sOnt comptées à l’ouest, et — 6 celles rpii sont à l’est. Le signe de a se trouve en supposant que le Iccteùr est au centre de la boussole et lit l’arc indiqué par la pointe nord qui est hleuic ; îl prend <i en -f- lorsque l’arc s’étend voi'S la gauche du diamètre principal portant le zéit) delà graduation ,. et a est négatif du côté oppose, ou vers la droite.

Ainsi , on donne à a le signe + si cet arc esti l’ouest , ot

^ • AIGUILLE AIMAIÜTBE.' 35l

' — s’il est à l’est cTa njéridien magnétique; on donne à A le signe + si l’azimutli calculé est à l’ouest , et' ~ s’il est à l’est * <du méridien du lieu. ‘On fera la somme x — Â'-f> à, en con- ■ servant aux lettres A et a leurs signes; il en' résultera pour x . une valeur qui sera celle de la déclin, de l’aiguille , et cette déclin. sera comptée du nord vers l’ouest on vers l’est, selon que a: sera positif ou négatif. , .

Les exemples suivans montreront' comment on fait l’application de cette règle. Il sera bon de s’aider d’une figure , dans chaque. cas , pour vérifier qu’en effet les choses se passent ■ comme nous le disnps. ’ • *

Le Soleil , vers son 'conclier (h l'onesl), a en pour azimnib

calcnlé..-. .. A, = *f- 90067' O '

Le méridien mSgncitIque e'tait siluë de manière qa’on a ■'

la.l’arc à droite snr la boussole. a = — 76. 7 E

.Déclin, de l’aîgnille dn nord & l’ouest. .....: ' a; = ^ iS.So O

Le Soleil, ’pen après son lever (è t’est )',• avait' ponr ' ^ .

azimnth' ealcnlè.. A =.— Si.S^.'E

L’aigûllo était dirigée ^ ganche dn diamftre portant’ ’

lezém/..... .a ='+ 99.46 Q

Déclin, de l’aignifleW nord à l’onest. .^V. a: s 4* i8. 7' O.

Dans l’exemple proposé page 338 , Ataïr a été observé • - •>.

.9 .juin' i83a ; l’azimnth 'calculé ' A s= — g3 . G> E •

L’aiguille s’est tournée à l’ouest « ^ 4*>l6.'a6 O

, Dédin. du nord k t’onest.. . . • . J :... x z= ^ 0

L’azimutb calcnlé dn-Soleit vers l'est ét^nt supposé de. A s= .yizo.35 £

' L'aiguille étaiU|ÉUgée k gânche'; on a.. V ■ = +ioo‘. l5

toéclin.'de l’ai^me k l’est jr'= — ko.ao- E

L’aziniutb calculé étant supposé k l’est, A = — i4o.a5 4K

^L’aiguille déviantyérsla gauche de....... a = 4*>^.35 Q

'Déclin.' du nord kl’ést... — X . j ar sas — ‘ig.5ot

* * * . * * * ^ Voici le détail d’uUe observation dck deux bords du ScJetl; faita> prèsParis^ aS septembre 1828 an matin. •. > . •

AIGUILLE ‘ AIMANTEE.

5"Gt. moy.

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