La troisième page de chaque mois , dans la dernière co
lonne, indique le temps vrai astronomique ( d’un midi à l’autre ) du passage dir centre de la Lune au méridien de Paris. Nous expliquerons plus tard ( n° 120) la théorie qui sert à trouver ces nombres. •
On remarquera que le josir de la nouvelle Lune, le nombre est remplacé par le signe cr* qui désigne la conjonction avec le Soleil. Si cette phase arrivait à midi vrai de Paris, la Lune passerait au méridien de cette ville en même temps que le Soleil : or, c’est ce qui arrive très rarement. Le passage , lors de la néoménie, se fait un peu avant ou après midi. Comme chaque passage retarde sur le précédent de 5o' i , en terme moyen, il y a un jour dans chaque lunaison où la Lune ne passe point au méridien, attendu que ce jour elle y entre un peu avant midi, et le lendemain un peu après midi. Les 19 et ig août i83o, par exemple, la Lune est au méridien de Paris à 23*56' et à 0*43', ou, ce qui revient au même, à avant le raidi du 18, et à 43' après le midi du ig. Ainsi , dans la durée du jour astronomique de midi 18 à midi ig août i83o, la Lune ne passe pas au méridien de Paris. La conjonction arrive le 18 à midi 2',Jnstant où le Soleil et la Lune ont la même longitude.
43. Pour trouver l’heure du passage de la Lune au méridien d’un autre lieu que Paris, la difF. des méridiens étant L en temps , prenez la différ, k des heures des deux passages consécutifs entre lesquels est le jour proposé, et faites cette propor-
•tion : si 24* donnent k jxjur difl’ér., L heures donneront
To~*
G’est oé,qa’il fiat «joolter à Pheure du passage à Paris, pour, avoir celle qui convient au méridien q>ropoaé. On retrandie,
Siè, COMZfAlSSAHCE DES TEM5. '*
, quancl^i est négatif, c’est-k'dire quand la longitudê du lieu est f orientale.
Ainsi , pour avoir l’heure du passage à Pétersbourg le 27 aoât i83o, comme œtte villte esta i*5i'54" de longitudes l’orient de Paris, L -s — 5^'. La Conn. des Tenu donne
a6août.... 5^54'
On trouve — i.^9* Heure (lemandt-e 6,4o,3i.
I DifTer. A=^Sf •
' • * A retraucher 8g"a.
Ce' procédé, 'qui n’est qu’approximatif, suffit au ualcul de l’heure de la marée. Nous en donnerons un autre plua-précis
n” lao.
Cinquième et sixième pages du mois.
. 44- parallaxes du Soleil, de la Lune et des planètes Mnt d’une si grande importance en Astronomie , et celle de la Lune est si considérable, à raison de la grande proximité de ce satellite, que le calcul en est aussi indispensable ^ue fréquent. La Conn. des Tems facilite ces opérations j il ot seulement è ror gretter qu’on n’j trouve pas les dixièmes de seconde. Pour comprendre l’usage de ces nombres , il serait nécessaire d’exposer la théorie des parallaxes ; mais ce sujet est trop étendu pour être mis ici. Nous en ferons la matière d’un chapitre s&paré. (^. n°90.)Nous expliquerons alors ce qu’on doit entendre par liparallaxe, et quel est l’usage de œt arc dans les calcuhr«^> Qu’il nous suffise de dire ici que la parallaxe varie avec la hantcur de l’astre, et qu’elle est la plus grande possible quand celui-ci est à l’horizon ( le lever on le coucher ). Cet arc change aussjjavec la distance de l’astre et comme cette distance varie assez rapidement pour la Lune , sa parallaxe horizontale change aussi. Nous dirons ( n® 91 ) comment cet arc étant donné, On peut calculer la parallaxe de l’astre situq à une hauteur comme au-dessus de l’horizen. wt; «