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Longueur des saisons

1° — Le Soleil, ne se déplaçant pas sur sa trajectoire avec une vitesse angulaire uniforme, ne passe pas dans le même temps d’un équinoxe au solstice suivant, où d’un solstice à l'équinoxe suivant.

Si la ligne des apsides coïncidait exactement avec la ligne des solstices, l'hiver serait égal à l'automne, le printemps à l'été: Ts deux premières saisons seraient plus courtes que les secondes. Corine les deux lignes ne coïncident pas, les quatre saisons sont inégales. Par convention, elles ont pour limites les instants où le Soleil passe aux équinoxes et aux solstices, points dont les longitudes diffèrent de 90°,

Le périgée étant en hiver, l'apogée en été, l'hiver est en définitive la

. Saison la plus courte, l été est la plus longue.

Pour avoir la longueur des saisons en 1915, consultons la Connaissance des Temps. Nous trouvons les indications suivantes :

Équinoxe de printemps. . 21 mars 19° jour DRUTE Solstice. d'été ;.4:. 99 juin 1195 0 3Ÿ Équinoxe d'automne. . . 923 septembre 265 — +5: 33 Solstice d'hiver . . . . . 22 décembre 355 — 10 26 Ce qui donne pour longueurs des saisons :

Printemps . . . . . . . 92 jours 19 heures 38 minutes RÉCENT de den an aue a 08 5 AA EE EL ‘Autornbe. 1 .1.. a 89 —/ 14872733 — MUNDO EN ER AO MO AR SERA LE

Soit au total 365 jours 5 heures 49 minutes, c'est-à-dire la valeur de l'année tropique qui évidemment intervient ici.

L'inégalité des saisons est si grande qu’elle n'avait pas échappé aux anciens; entre léquinoxe de printemps et l’équinoxe d'automne (prin-

- temps-+-été) s’écoulent 188 jours 11 heures; entre l'équinoxe d'automne

et celui de printemps (automne + hiver) s'écoulent 178 jours 17 heures;

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le Soleil est donc au-dessus de l'équateur 7 jours 16 heures de plus qu'au-dessous. : ;

Comme il s’agit là d'une des premières déterminations précises des anciens, je décris leur procédé de mesure. |

Ils utilisaient des cercles armillaires. Autant qu'on en peut juger d'après leurs descriptions incomplètes, l'appareil se composait de deux

cercles divisés de cuivre, l'un fixe dans le méridien, l’autre fixe dans. l'équateur. On règle le second en vérifiant que le rayon visuel rasant le limbe aboutit pendant toute la nuit à la même étoile, malgré le déplacement dû à la rotation de la Terre. j

Aux équinoxes l'ombre de la partie supérieure du cercle équatorial se fait exactement sur la partie inférieure : le Soleil est dans le plan du cercle. |

Les anciens déterminaient les solstices au moyen du gnomon ($ 99) et par la méthode des hauteurs égales. Elle consiste à mesurer l'ombre à midi de jour en jour et à prendre la moyenne des temps pour lesquels les ombres sont égales. Ayant ainsi longtemps déterminé les équinoxes et les solstices, les anciens trouvèrent qu'ils ne sont pas équidistants : le Soleil ne se déplace pas dans l'écliptique avec une vitesse angulaire uniforme.

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